L’écrivain Richard Castle continue de collaborer avec la détective Kate Beckett, sa source d’inspiration pour sa nouvelle héroïne.

Après une saison 1 laborieuse, Castle est de retour avec une saison 2 comprenant 24 épisodes, et ainsi offrant la possibilité à la série de se développer.

La recette de Castle reste inchangée : le célèbre écrivain ayant prêté son nom à la série continue de suivre Kate Beckett dans ses enquêtes, et mettre son grain de sel pour aider à trouver les coupables.

S’appuyant avant tout sur la dynamique de groupe – l’équipe étant complété par les détectives Ryan et Esposito – cette seconde saison va avoir l’opportunité de s’affirmer pour établir définitivement son ambiance décontractée et son parti pris humoristique. La série se veut avant tout divertissante et malgré une première saison ne réussissant pas à susciter beaucoup d’intérêt, cette suite va trouver le juste équilibre dans ses ingrédients pour que la recette prenne.

Castle ne cherche pas particulièrement à faire original, et parviendra à l’occasion à fournir des enquêtes plus fouillées et complexes, mais sans jamais vraiment en faire un but à atteindre. La série préfère au contraire jouer sur les codes du genre, offrant à Castle la possibilité alors de prendre les devants, et de créer multiples théories ne pouvant naitre que dans l’imagination d’un auteur. Malgré cela, il faut dire que le côté romancier du personnage va quelque peu s’effacer avec le temps. Si on fait exception de l’annonce d’un film Nikki Heat, il faudra attendre la fin de saison pour que cet aspect soit réellement de nouveau remis en avant.

Quoi qu’il en soit, la série utilise donc ses affaires policières pour tenter d’étoffer ses personnages que l’on apprend tout doucement à connaître. Cela passera par un approfondissement autour de la mort de la mère de Beckett, tandis que Ryan et Esposito auront tous les deux le droit à un épisode leur consacrant un peu plus de temps – mais ce ne sera pas franchement mémorable. Cela n’est pas non plus essentiel, car Castle réussit à susciter énormément de sympathie envers ses personnages, qui sont simples et attachants.

Bien entendu, avec un duo mixte en tête, il est un peu inévitable de voir émerger de possibles tensions amoureuses qui vont être majoritairement bien orchestrées, le plus souvent prétexte à chamaillerie et blagues. En ne se penchant pas trop sur cela, plaçant avant tout la relation entre Kate et Castle sur un plan amical, la série s’en sort haut la main. Cela va être renversé en fin de saison, avec la naissance d’une romance pour Beckett avec un autre détective et cette expérience ne fut pas du tout concluante, donnant le jour à quelques épisodes plus que moyens. Disons que si le sujet est légèrement inévitable, c’est à l’heure actuelle un des gros points faibles de la série et qui a besoin d’être retravaillé.

La famille de Richard Castle conservera aussi sa place dans la série, mais sera pas mal reléguée au second plan par rapport à la saison 1. Si finalement, on peut regretter de ne pas avoir vraiment vu Martha être exploitée, Alexis étant à l’adolescence, elle aura le droit à plus d’attention et cela tombera un peu trop régulièrement dans le gentillet. Malgré cela, il n’aurait pas été déplaisant de voir la saison porter plus d’attention à la famille de l’écrivain, qui finit réellement par n’être qu’une routine dans les épisodes.

Pour résumer, si Castle n’est pas exempts de défauts, elle a réussi à trouver son ton pour se créer sa propre identité au cours de cette seconde saison et devenir une sympathique série sans prise de tête.