Quand un tueur en séries visant personnellement Beckett fait surface à New York, l’agent du FBI Jordan Shaw est appelée pour prendre la tête de l’enquête.

Castle a le droit à sa première intrigue en deux parties, et celle-ci joue bien évidemment avec la frontière entre fiction et réalité.

Alors que Castle annonce la bonne nouvelle – Nikki Heat va être adapté au cinéma, cela promet – Beckett est avertie d’un meurtre par le tueur en personne. Rapidement, l’enquête va prendre une tournure personnelle quand il se trouve que le meurtrier dédie ses crimes à une femme : Nikki Heat. Pas Kate Beckett, non, c’est l’héroïne des romans de Richard Castle qu’il implique, faisant de notre serial killer un homme mélangeant fiction et réalité, personnages imaginaires et source d’inspiration.

C’est ce qui va donc servir à bâtir cette affaire qui s’étalera sur deux épisodes. Je me rappelle qu’au pilote, dans lequel un tueur reproduisait les meurtres des romans de Castle, j’avais trouvé que cette idée avait vite été gâchée, trouvant sa résolution à la fin dudit épisode. Si la série joue souvent sur les codes littéraires et les principes de la réalité, c’est avec un certain plaisir que j’ai vu le concept plus exploité au cœur de cette histoire, dans laquelle Beckett et Castle ont chacun à leur tour des doutes sur leur responsabilité.

Pour épauler notre duo de charme, l’agent Jordan Shaw, sorte de Beckett du FBI avec accessoire technologique à la pointe en plus, vient se mêler au dossier, étant là pour attraper le serial killer. Cette femme de caractère est pour le coup incarné par Dana Delany, pour marquer la troisième collaboration entre l’actrice et Nathan Fillion, après Pasadena et Desperate Housewives.

On aurait pu craindre que l’agent Shaw se révèle antipathique, voire détestable, mais à la vérité, elle se montre utile et apporte avec elle des méthodes et une dynamique qui offre à l’histoire de nouveaux moyens de s’affirmer. Le tout servant aussi à mettre en relief la relation entre Castle et Beckett, continuant avant tout à jouer la carte de l’humour – les deux n’étant aucunement prêt à passer au stade du « Je t’aime, moi non plus », ce qui est tant mieux !

Petit bémol pour ce double épisode, Esposito et Ryan seront énormément en retrait, présent avant tout pour l’action et quelques blagues (très efficaces). De même, la famille de Castle occupera peu de temps d’écran, mais ici, cela sert très bien l’histoire, au vu des évènements. Ni Alexis, ni Martha ne pouvaient concurrencer un serial killer. À noter d’ailleurs que l’agent Shaw n’est pas venue seule, elle est accompagnée principalement par son collègue, l’agent Avery (aka Leonard Roberts), qui trouvera quelque chose à faire surtout dans la seconde partie.

Tick, Tick, Tick… va se montrer être un épisode plus fort que sa suite, Boom!, réussissant sans trop de difficulté à jongler entre les différents tons de la série, ne sacrifiant aucunement son humour face à une intrigue de plus grande envergure qu’à l’accoutumée. Surtout, ne sachant qui est le tueur, le suspens est bien maintenu, permettant pendant la recherche de pistes de développer les relations entre les personnages. Le défaut principal de Boom! Sera finalement de suivre une route un peu trop conventionnel dans son déroulement, alors que sa première partie avait fait preuve de plus de spontanéité. Le tout nous fournit sans aucun doute du solide Castle, dans la lignée de ce que cette seconde saison nous a habitué.

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CaroleC
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