C’est le premier jour de travail à la CIA pour Rick Martinez et il apprend que le poste pour lequel il a été engagé a été supprimé. Il est alors forcé d’accepter de jouer la taupe pour son supérieur afin d’obtenir un travail et se retrouve ainsi avec trois agents un peu particuliers.

CHAOS est le petit nom du Clandestine Administration and Oversight Services, division de la CIA qui se trouve être celle de Rick Martinez rejoint fièrement. Il a passé sa vie à se préparer pour son recrutement dans la célèbre agence et va vite se rendre compte que son travail de rêve est un véritable cauchemar quand on ne connait pas les règles.

La première est : ne fais confiance à personne, et il va être forcé de l’apprendre rapidement, car durant tout cet épisode, on va lui mentir et l’utiliser à tout bout de champ. Il faut dire qu’il est de nature confiante et qu’il lui faut un peu de temps pour comprendre où il se trouve.

Rick travaille donc désormais pour H.J. Higgins, un assistant-directeur obsédé par l’ordre et qui veut faire de lui sa taupe. Il le place alors auprès de Billy Collins, un écossais, ancien des services secrets britanniques, Casey Malick qui est dans l’agence depuis 12 ans et qui est soi-disant une « arme humaine », et Michael Dorset, le chef d’équipe, un tacticien paranoïaque hors pair.

L’idée de la série est de nous entrainer dans le monde de l’espionnage en mélangeant action et comédie. Il va falloir attendre la moitié de l’épisode pour percevoir le potentiel au niveau de l’action, mais la comédie s’installera bien plus tôt, même si une partie de l’humour se révèlera trop lourd et évident pour fonctionner. Cela dit, ce pilote pose une ambiance légère et s’amuse de quelques clichés autant qu’il en assume d’autres afin de nous servir un mélange qui se regarde sans difficulté.

Le personnage de Rick aurait tout de même mérité d’être un peu moins crédule, car cela devient légèrement poussif au bout d’un moment, mais il offre une porte d’entrée satisfaisante dans le show, permettant l’installation rapide de ses codes tout en montrant où l’ensemble peut se diriger.

Les ambitions de CHAOS ne paraissent pas très élevées, ce qui n’est pas trop un handicap vu la soirée choisi pour la diffusion. Pour compenser, elle propose une alternative au genre espionnage à la télévision, à mi-chemin entre la parodie et les standards blindés d’action et de suspens. Le mélange mériterait d’être mieux équilibré par la suite, mais le casting est sympathique, offrant une compensation honnête pour ce qui doit encore être travaillé.