La Team Bartowski est chargée de secourir une vieille connaissance, Roan Montgomery, capturée par une terroriste marocaine. Chuck et Sarah commencent également à parler mariage, et forcément, les avis divergent…

Retour au bercail pour toute l’équipe, et toute la famille, avec Mary Bartowski et la petite Clara dans les valises. Alors que tout le monde s’extasie autour du bébé et du mariage, Chuck, Sarah et Casey constatent surtout une chose : la normalité et la banalité sont devenues leur plus gros ennemi ! Sur cette très bonne idée de départ, partir en mission pour fuir le quotidien oppressant et stressant, Chuck Versus The Seduction Impossible va nous dérouler un stand-alone très plaisant, léger, enlevé, et divertissant. Débarrassé de tout arc narratif, la série en profite pour respirer, et nous avec. Si l’intrigue Volkoff avait réservé quelques bons moments, quel plaisir de revenir à ce format.

Et pour ce faire, quoi de mieux que de réembaucher un personnage qui avait marqué les esprits en saison 2 : Roan Montgomery. Parodie d’espion séducteur (mais efficace), John Laroquette est de retour, et, comme lors de son précédent passage, assure le job avec talent et fraîcheur. Le numéro fonctionne toujours, entre cabotinage outrancier et finesse du dialogue. Toutes ses scènes avec Beckman (le flashback « Berlin 1989 » sur fond de Scorpions est mythique) permettent également à Bonita Friedericy de briller, comme trop rarement. Une belle complicité entre ces deux-là, que l’on espère revoir.

Et si la mission de sauvetage est un prétexte dans cet épisode, il apporte son lot de vannes et de situations fort agréables. Casey tentant de séduire une agent, Casey coincé dans un mur (ceux qui n’ont pas compris la référence iront voir le prochain film de Danny Boyle), Roan au Buy More, ou encore Beckman (très en forme donc) avec un lance-roquettes…Heureusement que l’on a droit à un festival côté seconds rôles donc, car Sarah et Chuck restent malheureusement encore une fois campés sur leurs bases, et du coup sur leurs pires défauts. Combien de fois, depuis le début de cette saison, a-t-on entendu le couple se dire « Arrêtons de nous disputer en mission, discutons » sans jamais l’appliquer ?  Déjà bien voyant avant, ce ressort scénaristique devient carrément gênant ici, et pose clairement la question de savoir si Chuck et Sarah peuvent exister (en tant que couple) sans ces non-dits et autres conflits mineurs. Vivement le mariage du coup…

Mais cette coquille ne gâche en rien le plaisir que procure l’épisode, et donne férocement envie d’en reprendre. La fin de l’épisode laisse deviner l’apparition d’une nouvelle storyline, ce qui impliquerait le retour de missions dépendantes les unes des autres. Pourquoi pas, c’est aussi l’un des principes du show, mais que ces quarante minutes sans vilains russes ou autre organisation criminelle majeure furent douces et réjouissantes…

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