Chuck subit un entrainement poussé pour retrouver ses « flashs », neutralisés par sa mère, mais apparemment juste enfouis. Pour le secouer un peu, la Générale décide de l’envoyer en mission solo… De l’autre côté, Morgan doit empêcher la paire Jeffster de trop harceler leurs nouveaux collègues féminins… Qui ne sont nul autre que des agents du gouvernement !

C’est l’heure de la maturité pour Chuck, et même si on a une impression de déjà vu, le voilà en mission sans ses deux cerbères (Sarah/Casey). Le jeune héros, sans pouvoirs, doit réveiller l’Intersect qui est en lui pour s’en sortir sans assistance, accompagné d’un nouveau mentor aux méthodes explosives (Rob Riggle). Son activité d’agent au repos donne par ailleurs de nouvelles occasions de creuser sa relation avec Sarah, qui apprécie le fait de le savoir hors missions. Malgré tout, le voilà lancé en solo en Europe pour un important rendez-vous avec un marchant d’armes (Richard Chamberlain), et toute une galerie d’assassins… Pour Morgan, l’agent de la CIA assignée au Buy More, au nom de code Greta, affole les compteurs de Jeff et Lester qui la suivent partout et commencent à titiller les instincts d’assassin de la charmante employée (Summer Glau). Le nouveau responsable du magasin doit donc éviter aux deux barjots de trop se frotter à quelque chose de très dangereux.

La dynamique de l’épisode reflète un peu celle de cette saison : en dent de scie, et les points forts compensant les points faibles. Au final, un nouveau chapitre sans grande saveur, mais loin d’être aussi ennuyeux que les précédents, faisant défiler encore une fois les guests de luxe (Glau, Chamberlain…), et ramenant l’humour au premier plan. Chuck se cherche toujours, mais ne démérite pas. Au moins la Maman tant attendue, et si décevante, n’apparait pas, et se focaliser sur les pouvoirs de Chuck rappelle les débuts de la série. Même si l’intérêt n’est pas élevé (on se doute du final ou, plutôt, on le savait dès l’épisode précédent), il faut apprécier la gymnastique retrouvée entre Buy More et mission, permettant de remplir l’épisode de bout en bout. Il n’y manque qu’un grain de folie pour enlever tout ça et l’amener au dessus du lot. Malheureusement, la série s’efforce beaucoup trop de rester « grand public » (des efforts pour ne pas perdre le peu de spectateurs restant ?), et ne cherche pas à aller dans des directions trop insensées. Reste quelques lueurs, comme celle d’une Summer Glau (oui, le nom est beaucoup cité !) assez inquiétante, ou d’un Rob Riggle complètement à l’Ouest, et le duo stupide du Buy More pour éclairer un peu l’épisode. Pour le reste, on attend toujours de voir.

Désormais en mode « moyen », Chuck tente de faire bouger ses bases sans vraiment vouloir modifier sa formule. Dommage, on sent un certain potentiel qui n’arrive pas à s’installer, sans doute trop perturbé par certains éléments devenus encombrants… On ne citera pas de noms, par respect.

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