Aidé de toute sa bande et de son père, il est temps pour Chuck d’affronter Shaw pour récupérer la montre qui lui permettra de supporter les effets de l’Intersect sur son mental. Chemin faisant, tout ce petit monde va aller de découverte en découverte alors que le Buy More est menacé de fermeture.

Cette année, les doubles épisodes de fin de saison se multiplient. Après Grey’s Anatomy, Lost et 24, c’est maintenant au tour de Chuck de clore cette 3ème année sur une double dose. Et force est de constater qu’après un départ un peu mollasson, le premier épisode, Chuck vs The Subway donne le ton avec efficacité.

Si la « résurrection » de Shaw n’est plus un secret, il s’agit cette fois de se concentrer sur la façon d’inclure Ellie à l’histoire et, pour une fois, devrais-je dire enfin, Sarah Lancaster est utilisée à bon escient. Attendre aussi longtemps pour lui dire la vérité et la faire passer pour une parfaite idiote depuis quelques épisodes n’aura pas été vain, car le fait qu’elle soit prête à tout pour sauver son frère apporte une vraie authenticité à l’épisode, bien aidé par des flashbacks sur leur enfance, lesquels vont prendre tout leur sens à la toute fin de Chuck vs The Ring II. Mais la jeune femme ne prend pas les choses de façon aussi cool que Morgan ou Devon et la discussion qu’elle a avec son frère dans la voiture est assez juste et met en relief tout ce par quoi Ellie a du passer : plus de mère, un père disparu, un petit frère à élever. Dommage que la valeur du personnage n’apparaisse que maintenant.

Autre très bon choix de la part des scénaristes, faire enfin de Shaw le méchant qu’il aurait dû être depuis le départ. Du coup, Brandon Routh, dont le charisme était jusqu’ici proche d’une huître dépressive (si, ça existe !) devient un vrai et un très crédible vilain. Le jeu de cache-cache entre les deux Intersects est un véritable plaisir pour les yeux : ils sont beaux, ils se battent bien et le rapport de force, remporté par Chuck (après tout, il a la fille), est perceptible, alors que ce qui a toujours fait le succès de la série (humour, amour, action) n’est pas pour autant mis de côté malgré une actualité plutôt chargée.

Il faut quand même suivre (si on y tient vraiment !) toutes les péripéties pas très claires de nos héros et ce qui se joue en filigrane avec l’ultime tentative de l’Alliance de prendre le contrôle des agences gouvernementales (et hop, on nous met Beckman au trou, y a plus de respect !).

En parlant d’alliance, des duos amusants se forment au cours de ce final en deux parties qu’il s’agisse de Devon et Morgan (ah le missile surprise), Casey (qui grogne plus que jamais quand on s’approche de sa fille) et Morgan ou Casey et Sarah (tellement fiers de leur bébé espion !). Toute l’agitation autour du Buy More ne fait que servir l’intrigue 007, évitant ainsi les débordements de Jeffster et Big Mike. Et histoire de bien nous faire comprendre que la série fait table rase du passé et ne reviendra pas en arrière, les scénaristes dynamitent le symbole ultime de la « nerditude ». Bye bye, Buy More !

Évidemment, bien des questions restent en suspens à commencer par le premier contact de Chuck avec l’Intersect de son père quand il était petit et bien évidemment la réapparition de la mère mystère (pourquoi est-elle vivante ? Où est-elle ? Qui est-elle ?).

Autant d’interrogations qui trouveront, espérons-le, des réponses intelligentes dans la saison 4. En tout cas, le terrain est balisé grâce à ce final plutôt réussi et les scénaristes n’ont plus qu’à continuer dans cette voie.

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