Annie part en vacances avec sa sœur au Canada. Sur place, l’agence la contacte pour valider un agent iranien qui veut rejoindre les États-Unis. Arthur apprend la vérité sur Auggie et la reporter Liza.

Après la dernière affaire liée à Ben Mercer, il fallait bien qu’Annie prenne un peu de vacances, mais dans le monde de l’espionnage télévisé, les vacances, ce n’est jamais reposant.

La voilà donc envoyée auprès d’un iranien qui veut rejoindre les USA. Ce dernier n’aura malheureusement pas grand-chose à offrir au niveau des informations, mais il saura distiller une dose de légèreté qui permettra de faire passer gentiment sa storyline. D’ailleurs, celui-ci passera une partie de l’épisode avec Danielle à qui on donne un peu de temps d’antenne, histoire de la sortir de ses routines anecdotiques qui justifient à peine la présence d’Anne Dudek au générique.

Quoi qu’il en soit, il apparait surtout que tout ce business a un but secondaire : pousser Annie à ce souvenir de ses vacances sri lankaises auprès de Ben. On aura alors le droit d’avoir une nouvelle série de flashbacks toujours aussi peu palpitants, mais qui se finiront par un twist inattendu et plutôt pratique pour la suite de l’histoire. Globalement, au lieu d’enterrer Mercer, on remet son intrigue à jour pour mieux l’explorer – comprendre : préparation du season finale.

À côté de ça, Auggie et Liza la journaliste passent à la vitesse supérieure au moment où l’analyste se fait convoquer dans le bureau d’Arthur. Ce dernier apparait toujours sous un meilleur jour quand il ne se contente pas que de participer à sa thérapie de couple avec Joan. Il mérite tout simplement de prendre une place plus grande dans les épisodes et l’investigation sur la « fuite » est là pour ça. Auggie sauve son job en dévoilant ses cartes et toute l’affaire avance d’un cran, sentant également la préparation pour la fin de saison. L’important, c’est que ça reste crédible.

Au final, l’épisode délivre le minimum requis sans grande conviction, se perdant dans les flashbacks au lieu d’offrir une intrigue principale plus complexe. Il est clair que ce qui devait être accompli l’a été, mais pas avec finesse. L’approche de la fin de saison semble être ici plus à blâmer qu’autre chose.