Double dose pour la fin de saison avec Annie qui va faire de l’infiltration en Angleterre avant de retrouver Ben Mercer et le Sri Lanka pour conclure la saison.

I Can’t Quit You, Baby (1.10)

Annie est envoyée à Londres pour se faire engager par un groupe qui pourrait l’utiliser pour faire passer des diamants aux USA. Arthur et Joan doivent gérer Henry Wilcox qui leur est imposé au centre de commande de la CIA.

Annie aime se compliquer la vie, c’est pour ça qu’elle refuse d’aller chez le dentiste et qu’elle organise une visite guidée au Smithsonian pour sa nièce. Trop de complications pour maintenir une couverture à la CIA.

Pour le reste, c’est le business habituel avec la mission du jour qui l’envoie sur le vieux continent, à Londres, où elle doit faire celle qui se fait recruter, au lieu d’être celle qui recrute.

Tout commence assez rapidement. On a un homme qui se fait arrêter avec des diamants sur lui. La CIA remonte la piste et devine qui est derrière tout ça. Annie est envoyée pour devenir la remplaçante, vu que son job au musée est la parfaite couverture. Jay est tout de même là pour assurer les arrières, car n’oublions pas qu’Annie est débutante. On notera d’ailleurs que dans le premier épisode, Joan lui disait que se faire tirer dessus était rare dans le métier, mais cette première saison nous aura démontré qu’Annie est l’exception et cette visite en Angleterre ne va pas prouver le contraire. Pour sa première année dans le job, elle a su marquer sa différence il faut croire.

En tout cas, la mission se déroulera sans accroc, jusqu’à la fusillade de fin, donc. Anna Chlumsky fait ici la guest star dans le rôle de l’innocente prise au piège dans un univers qui ne lui sied pas trop. Pas vraiment de surprise à ce niveau, ni à aucun autre, sauf peut-être au rayon effets spéciaux avec des paysages incrustés assez moches pour simuler la verdure londonienne.

En parallèle, presque aussi plat, nous avons le retour d’Henry Wilcox. À part nous montrer qu’il est froid et calculateur, on n’apprendra rien de nouveau. Au moins, il aidera Joan et Arthur à se réconcilier pour la énième fois (ils ne font que ça).

Globalement, l’épisode se déroule sans surprise. Tout se passe tellement en accord avec le plan que ça parait trop facile pour être crédible. Le genre d’histoire en mode automatique qui fait du remplissage avant la conclusion de la saison. Optionnel, donc.

Guest stars : Gregory Itzin, Anna Chlumsky

When the Levee Breaks (1.11)

Après qu’un scientifique ait été kidnappé à Hong Kong, Ben Mercer se rend à la CIA et demande de l’aide. Bien que sceptique, Arthur donne son accord et envoie Annie pour le chapeauter. Liza Hearn est sur le point de publier un nouvel article qui pourrait être très nuisible pour l’agence.

Pour conclure la saison, il y avait deux intrigues à clôturer ou, au moins, à exploiter. Il n’est donc pas surprenant que Ben Mercer fasse son retour en même temps que l’histoire de la « source » qui aliment les articles de Liza Hearn.

Pour cette seconde intrigue, il semble que le but premier est de servir d’accessoire dans l’établissement d’une nouvelle conjoncture au sein de la CIA. Enfin, essayer, car Joan et Arthur paraissent bien décidés à lutter contre ça. D’ailleurs, une fois que l’on nous a présenté les conséquences que pourrait avoir le prochain article de la journaliste, il ne faut pas longtemps pour deviner le nom de la fameuse source.

Tout ceci n’est tout de même pas primordial, en particulier car cela n’avance pas énormément et il est probable que la storyline se poursuive pendant un bout de temps encore.

Ce n’est pas la même histoire du côté de Ben Mercer. Ce dernier devait apparaitre comme une bonne idée au lancement de la série, mais les scénaristes n’avaient clairement rien en magasin pour lui, Annie n’ayant pas eu besoin de son aide pour s’affirmer. Pire, elle est allée de l’avant, n’utilisant pas ce bagage émotionnel comme ancre. Elle a pourtant envie de clôturer ce chapitre de sa vie et cette mission qui l’emmène au Sri Lanka va servir à ça, mais pas seulement.

Jay va venir se mêler à l’aventure et confirmer sa place dans la série. Entre ses relations familiales qui le poussent à s’émanciper et son attachement à Annie, sans oublier ses capacités en tant qu’agent, il a tout pour faire ce que Ben Mercer devait accomplir, mais avec la possibilité d’aller encore plus loin.

Reste à voir comment cela va se passer pour lui dans la seconde saison. En attendant, c’est courses-poursuites, fusillades et romance sur la plage pour Annie et Ben, le temps de tenter de crédibiliser leur relation qui ne s’était dévoilée à nous qu’au travers de flashbacks redondants.

Ce season finale est donc bien fourni en action et offre sa dose de suspens qui s’appuie sur une intrigue passablement crédible, comme souvent dans la série. Le contexte est ce qui prime ici, le reste se repose sur l’émotionnel pour compenser. La recette fonctionne de manière superficielle, ce qui permet à des personnages comme Joan, Arthur et Auggie de s’imposer plus facilement, car même s’ils sont secondaires, leurs intrigues sont plus solides, possédant des enjeux qui ne sont pas farfelus, et incluant des protagonnistes qui sont étoffés.

Une fin de saison qui est pointe de façon trop évidente ce qu’elle veut accomplir, laissant peu de place pour la surprise. Le divertissement est au rendez-vous, mais Covert Affairs peine toujours à affirmer sa personnalité et à maintenir une certaine cohésion. Au moins, la fin pose des ouvertures pour la suite, sans pour autant être frustrante. Une bonne manière de permettre à la seconde saison de se bâtir sur des bases claires.

Guest stars : Eion Bailey, Emmanuelle Vaugier, Gregory Itzin