La CIA apprend qu’un vendeur d’armes arrive aux États-Unis, mais personne ne sait où et quand. Annie doit convaincre un ancien agent de reprendre contact avec un indicateur pour obtenir l’information.

Comme chaque semaine, Covert Affairs s’essaie à une nouvelle approche, se souvenant cette fois de bien laisser Annie dans son rôle de débutante. Elle ne va donc pas se retrouver dans un pays étranger à chasser le bad guy. À la place, elle se rend dans l’arrière-pays, convaincre un agent retraité et pêcheur de reprendre du service.

C’est un peu la mission impossible que tous les agents se voient confier à leur arrivée, mais le gars est inébranlable… jusqu’à ce qu’Annie arrive. Elle est douée, c’est certain, et ça impressionne du monde.

La vérité, c’est que tout ceci est une façon élaborée d’explorer sa relation avec le disparu Ben Mercer qui, coïncidence, traine également dans le coin, chassant le même vendeur d’armes.

Quoi qu’il en soit, Eriq LaSalle est une guest star de qualité qui va nous dépeindre un personnage avec de lourds bagages qui s’imposent directement comme étant une illustration de ce qu’Annie pourrait devenir. La différence est qu’elle n’est pas sous les ordres du terrible Henry Wilcox (Gregory Itzin), ancien directeur qui a mis en place plus de Black Ops qu’aucun autre à son poste avant lui. Pour Henry, il faut se salir les mains et laisser la justice aux autres.

L’épisode va donc s’arrêter sur une observation des agissements de la CIA, de leur bienfondé, du rôle des agents et de la prise de responsabilité. C’est presque ambitieux pour la série qui, jusqu’à présent, n’est toujours pas parvenue à décider quelle tonalité privilégier.

En tout cas, cela aura également le mérite d’enfin offrir à Jai, le personnage de Sendhil Ramamurthy, une présentation convenable. Son père est Henry Wilcox et il doit vivre avec ce bagage, ne sachant pas véritablement comment s’en débarrasser.

In The Light sert donc avant tout à développer les protagonistes et la conjoncture à la CIA. L’intrigue du vendeur d’armes n’est qu’un prétexte qui ne sera pas réellement bien exploité à la fin, bien que la très légère dose d’action est assez bienvenue. Toute l’intrigue Ben Mercer n’est toujours pas développée et peine à devenir intéressante, il serait dès lors bien que cela change, car on est censé s’y intéresser à cause de l’impact qu’elle aura sur Annie. Le problème général est surtout que la série a besoin de se fixer une direction à suivre au lieu de changer à chaque épisode.