Annie arrive à Zurich pour faire un échange avec un agent du Mossad, mais cela tourne mal quand une mallette, identique à la sienne, explose dans l’aéroport. À la CIA, cela donne un argument de plus pour lancer une investigation massive pour trouver celui qui vend des informations à la presse.

Comme dans le précédent épisode, Annie se rend dans un pays étranger pour une mission de débutant qui va déraper. La voilà donc en fuite en Suisse. Elle n’est d’ailleurs pas seule, car elle est accompagnée par un agent du Mossad, Eyal (Odeb Fehr).

Le pitch de base laisse alors croire que l’on va revoir encore la même mission, mais ce voyage à Zurich va se montrer plus enthousiasmant que celui à Caracas, car il n’y a pas toute la couche émotionnelle maladroitement jaugée. À la place, on nous installe dans un climat flirtant avec la paranoïa et jouant plus sur l’action et les codes de l’espionnage (popcorn).

De plus, Annie n’est pas la seule à avoir du travail cette semaine, étant donné qu’au DPB on nous ressort cette affaire de fuite vers la presse et on ajoute une dose supplémentaire à la paranoïa ambiante.

À dire vrai, cette partie au cœur de la CIA est ce qui permet à l’épisode de marquer sa différence, car des missions comme celle de Zurich, il va y en avoir d’autres, alors que la recherche du traitre apporte des enjeux bien plus importants et pourrait délivrer des twists plutôt intéressants à l’avenir.

À cela, ajoutons que c’est l’occasion de s’intéresser un peu plus au couple Campbell. Les problèmes conjugaux se sont effacés pour laisser apparaitre des personnages pris dans un constant conflit d’intérêts qui peut les pousser à l’altercation à chaque décision importante – et il n’y a pratiquement que ça dans ce métier. C’est en tout cas une approche intéressante qui permet d’étoffer les personnages en même temps que les problèmes que rencontre l’agence.

Au milieu, on retrouve Auggie qui mérite d’être évoqué, même si on peut regretter que, pour l’instant, son handicap soit le seul point qui attire l’attention. Il a le mérite de voir ses convictions réaffirmer, ce qui l’impose encore plus dans son rôle d’allié fort pour Annie.

Au final, No Quarter est un épisode d’assez bonne facture qui délivre le divertissement que la série a promis à son lancement. Le scénario est parfois trop classique et occasionnellement vraiment peu crédible, mais Covert Affairs cherche visiblement encore son ton et essaie, pour le moment, de ne pas prendre trop de risques. Pour ce type de série, ce n’est pas très surprenant, même si le contraire serait appréciable.