Annie séduit un étudiant pour qu’il l’introduise à sa sœur vivant à Caracas. Cette dernière doit l’aider à accéder aux comptes bancaires de son amant. Arrivée au Venezuela, Annie est obligée de poursuivre l’opération plus loin que prévu, car son contact a été tué.

Annie est toujours une débutante, mais ses patrons préfèrent fermer les yeux quand ça les arrange. Voilà comment on se retrouve au Venezuela pour ce troisième épisode.

Tout commence assez vite, Annie étant « infiltrée » depuis 3 semaines, séduisant Diego, un étudiant de 20 ans venant de Caracas et jouant au football le dimanche. Et on ne perd pas de temps, car la jeune agente dévoile son jeu sans tarder et on s’envole rapidement pour le Venezuela.

Toute l’histoire est donc directement exposée et se montre suffisamment crédible pour justifier le voyage. Dommage que ça se mette à frôler la parodie quasiment immédiatement avec l’agent au chapeau ridicule et à celle qui échange son téléphone avec un manque de discrétion horrible. À croire que dans ce coin, les espions n’ont pas le droit à un entrainement digne de ce nom. Du coup, on peut être plus d’une fois surpris par le fait qu’ils ne se fassent pas repérer quand ils sont sensés protéger Annie.

Par conséquent, elle finira par se faire découvrir. Bon, on s’en doute dès le départ, car il fallait bien, à un moment ou un autre, fournir la dose d’action de l’épisode, mais ça aurait pu être fait avec plus de finesse.

Passer la forme un peu grossière de cette opération de la CIA, la série continue à se contenir, jouant sur l’inexpérience d’Annie pour éviter les débordements et nous emmener dans une direction qui sonnerait moins authentique. Certes, le scénario est ici poussif, mais les personnages restent à leur place. L’ensemble étant bien renforcé par ce qui se passe au centre de contrôle de l’agence, bien qu’il est un peu frustrant de voir une partie des protagonistes un peu trop sous-exploités – Auggie mériterait plus de temps à l’écran.

Southbound Suarez n’est donc pas une franche réussite. Cela dit, Piper Perabo arrive à suffisamment bien vendre son affaire pour que les dérapages n’endommagent pas le plaisir du visionnage. Le rythme aide également, mais il serait appréciable d’avoir des histoires légèrement plus complexes. Covert Affairs ne faisant que débuter, il n’est cependant pas étonnant de voir qu’elle cherche encore son ton, espérons qu’elle trouvera rapidement un bon équilibre qui ne sera pas basé sur cet épisode.