Axel démarre une investigation sur le meurtre d’un coréen. Le père de Christine est malade et va devoir rester chez elle. Ben Cedars, producteur de musique, embauche un nouveau chauffeur. Eddie Choi, ambulancier, se voit obligé d’aider un truand. César Human, guatémaltèque part pour les États-Unis.

Crash, comme son nom l’indique est une adaptation du film de Paul Haggis du même titre. Ce dernier est un film choral, nous avons donc une série chorale. Beaucoup de personnages, certains se croisent, d’autres non. Le concept est intéressant au cinéma, sur une courte durée, mais l’exercice parait plus difficile à gérer sur toute une série.

Ce premier épisode nous introduit donc à tout ce petit monde. N’ayant pas vu le film, je ne vais pas pouvoir faire de parallèle avec, mais le but d’une adaptation n’est pas de vivre dans l’ombre de son produit original, juste de capitaliser financièrement dessus.

Nous avons Ben Cendars, producteur qui parle à son pénis. Anthony Adams est son nouveau chauffeur. Christine Emory a son père malade du cœur qui va devoir s’installer chez elle. Kenny Battaglia et Bebe Arcel sont flics, elle a une aventure avec Axel Finet, un flic véreux qui arrêtera Eddie Choi, ambulancier, juste parce qu’il est asiatique. César Unam est guatémaltèque et va saisir sa chance pour partir vers les États-Unis.

Beaucoup de monde, donc, pour 42 minutes d’introduction. On va vite cerner certains, tandis que d’autres, moins mis en avant, restent à développer, mais de manière générale, les personnages se présentent à nous de manière très explicite, et rarement subtile. On peut toujours excuser la maladresse de l’écriture par un manque de maitrise du sujet, mais vu le concept de la série, il semble un peu dommage que le premier épisode souffre de ce genre de problème.

À cela, il faut ajouter une réalisation pas franchement équilibrée. Entre des plans complètement ratés, d’autres flous ( !?!), d’autres d’une platitude affligeante, et enfin, d’autres qui se veulent artistiques, on ne peut pas dire que le scénario soit franchement aidé par la mise en image.

Au final, même si le concept peut se révéler intéressant sur la longueur, ce pilot n’accrochera que ceux qui le voudront, fans du film désireux de retrouver l’expérience, je suppose, ou ceux qui sont intrigués par l’idée d’une série de ce genre. Le fait est que les personnages ne sont pas très attractifs, principalement parce qu’ils sont proches de la caricature ou simplement exécrables au point que l’on peut difficilement s’attacher à eux. La réalisation ne fait qu’enfoncer le tout. Un cocktail difficile à digérer.