Cooper et son équipe se rendent à Cleveland pour enquêter sur la disparition d’une fillette. Rapidement, ils découvrent qu’elle n’est pas la seule à avoir disparu.

Il y a toujours quelque chose d’extrêmement navrant à voir des acteurs avec du talent se perdre dans des programmes vraiment médiocres. En somme, ils méritent mieux, et on ne voit que la nécessité de nourrir sa famille pour justifier certains choix. Peut-être est-ce exactement de cela qu’il est question pour Forest Whitaker (Academy Award-winning actor quand même !), Janeane Garofalo, ou encore Michael Kelly. Dans le cas de Richard Schiff, cela lui arrive assez régulièrement, nous avons l’habitude maintenant ! Allez savoir, c’est possiblement génial de travailler sur Criminal Minds: Suspect Behavior. Espérons en tout cas que cela l’est plus que de regarder !

À l’image de sa série mère, dans laquelle nous avions fait connaissance avec la plupart des personnages au sein d’un mauvais épisode, Suspect Behavior suit aussi une équipe – une Red Cell qui ne répond qu’aux ordres du directeur, à laquelle un nouveau membre a été ajoutée, l’agent Beth Griffith. On commence alors avec la disparition d’une jeune fille à Cleveland.

Sur place, la pauvre Beth va être outrée quand elle rencontrera une mère d’une petite fille afro-américaine disparue depuis 9 jours, mais dont personne ne se préoccupe. Rien de très perturbant là-dedans, si ce n’est les mauvais dialogues. Ce qui l’est un peu plus, c’est de se rendre compte que sans Beth, Cooper ne serait même pas penché sur ce précédent kidnapping que rien ne relie au premier, si ce n’est qu’on est quand même géographiquement dans le même coin, et que cela a eu lieu à 9 jours d’intervalles ! Mais, pas d’inquiétude, ils ne finiront pas être envoyés dans la bonne direction.

C’est majoritairement ainsi qu’ils mèneront leur enquête, à coups de déductions et d’étranges tournants dont les seules informations solides semblent venir du recoupement de données qu’effectue Penelope – dans une certaine limite, n’abusons pas.

La nature même du crime commis permet d’ailleurs aux scénaristes de placer un de leur protagoniste dans un état émotionnel à moitié instable, pour tenter de nous faire croire dès le début qu’il pourrait être un danger, le tout se montrant extrêmement grossier et poussif. Bien entendu, tout ceci n’était que pour nous conduire à une scène finale qui voudra renverser la vapeur à l’aide d’une psychologie de bas étage. 0 point pour les profileurs !

Pour le coup, il n’y a pas grand-chose pour maintenir Criminal Minds: Suspect Behavior la tête au-dessus de l’eau, si ce n’est quelques acteurs bien trop talentueux pour le scénario qu’ils ont entre les mains. Cela ne donne de toute façon pas vraiment le change, et autant dire que ce début de série n’inaugure strictement rien de bon pour la suite.