Dexter - Dexter (1.01)
Dexter c’est la nouvelle série choc d’HBO, euhhh, non Showtime. Ce n’est pas de ma faute mais bon, des acteurs habitués des productions HBO (la moitié du casting a du joué dans OZ), des scénaristes et réalisateurs from HBO, la seule chose qui empêche cette série d’être sur HBO c’est le logo Showtime. Showtime ! la chaine qui a arrêté Dead Like Me pour mettre des shows que personne ne regarde ; la chaine qui a un site internet dont l’accès est interdit au non états-uniens ; la chaine donc, qui diffuse Dexter.

Dex est un légiste spécialiste du sang pour la police de Miami. Non, il ne travaille pas pour Horatio Caine. Mais ce brave Dexter est aussi un psychopathe, tueur en série. Il n’y peu rien, c’est sa nature ! Pas facile d’être un bon tueur en série, heureusement son père était un policier hors paire qui lui a appris à bien camoufler ses traces, et à bien choisir ses victimes. Oui, Dexter est un Sérial killer organisé, il résout des enquêtes pendant son temps libre puis tue le coupable, sans précipitation, la préparation est très importante.

Il a une sœur, des collègues de travail pas mal dérangés, une supérieure qui le drague, et même une petite amie. Heureusement pour lui cette dernière fut victimes de viols multiples et donc n’est pas enclin à avoir une vie sexuelle. Le sexe, Dexter ne comprend pas trop, lui ce qu’il aime, c’est le sang. Pour gérer cette vie relationnelle, il simule, car il ne ressent pas d’émotions envers tout ces gens, alors il a appris à simuler les sentiments, les clichés sociaux, et il le fait tellement bien que tout le monde pense que c’est un type extra, enfin presque car un inspecteur le déteste purement et simplement, mais ce n’est pas grave.

Comme toute production HBO-Like qui se respecte, pas grand-chose à dire, les acteurs sont excellents, Michael C. Hall en tête, génial comme à son habitude. Ce dernier semble être né pour être Dexter, même après l’avoir vu pendant 5 saisons de Six Feet Under, on reconnaît quelques mimiques de l’acteur mais l’appropriation du rôle est totale. Dans le rôle de sa petite amie j’ai été un peu surpris de voir Julie Benz, plus habituée aux rôles dans des séries de qualité moyenne, comme les séries de Joss Whedon, ou Roswell, malgré cela elle s’en sort très bien.

La principale force de la série c’est sa voix off. Sans ça, Dexter serait une vrai énigme. Entendre ses pensées nous ouvre la porte de sa personnalité. On se rend compte du total détachement/désintérêt qu’il porte aux autres, de son excitation dans le meurtre et dans façon de faire son travail, de son admiration devant les meurtres d’un autres sérial killer.

En parlant de ça, j’allais oublier qu’un autre sérial killer sévissait en ville. En fait, il doit en avoir un certain nombre car si Dexter aime bien Miami c’est en partie car les résultats de la police sur les homicides sont assez faibles, ce qui diminue les risques qu’il prend pendant ses loisirs de découpages de personnes vivantes. Donc un autre sérial killer, non, un artiste ! il vide ses victimes de tout leur sang, ce qui met Dexter dans un drôle d’état, il perd ses moyens si il n’y a pas de sang. Ces deux tueurs semblent se lancer dans une danse macabre, mais pour en savoir plus il faudra revenir, et je serais là.

Dexter est surement la série la plus réjouissante de la rentrée. Une rentrée qui jusque là semblait des plus faiblarde, Justice étant mon seul vrai coup de cœur, jusqu’à maintenant. Il ne reste plus qu’à la série de continuer sur la lancée du pilote car le point faible des séries Showtime est, dans la majorité des cas, que le concept, aussi intéressant soit-il, finit par s’effondrer pour tomber dans la bien pensance et le conventionnel, Weeds en étant la plus belle illustration, avec un pilote sympa et un perte d’intérêt presqu’instantanée dans les épisodes suivants.