CSI - A Space Oddity (9.20)
Quand une « star » d’Astro Quest Redux est retrouvée morte à une convention de science-fiction, l’équipe mène l’enquête.

J’imagine que le fan hardcore de SF, par forcément spectateur régulier de CSI appréciera les hommages et références que l’épisode délivre, mais il est plus que difficile de trouver ici un autre intérêt, l’épisode échoue complètement à donner le jour à une intrigue solide, ou à mettre en avant l’enquête.

Après l’annulation de Battlestar Galactica, Bradley Thompson et David Weddle ont rejoint l’équipe créatrice de CSI. Une belle promotion, en somme, pour tout scénariste-producteur qui se respecte. Ayant travaillé dans la science-fiction, les deux hommes décident de nous livrer un épisode au cœur d’une convention. Des évènements de ce type, dans la série, nous en avons visité un nombre incalculable, et pour le plus souvent, cela offrait des perspectives intéressantes, encore plus quand Grissom était là.

Mais nos deux scénaristes échouent lamentablement là où les habitués de la franchise (ou non, après tout, je ne connais pas le nom de tous ceux qui sont passés sur la série) ont réussi. Peut-être étaient-ils trop concernés par le sujet ? Nous plongeons dans l’évènement à l’aide de Hodges et Wendy, tous deux fans de Astro Quest. Hodges se met alors à fantasmer sur sa collègue de travail, en s’imaginant avec elle dans la série Astro Quest, qui est, comme toute série de SF que l’on place dans les années 60, plus un hommage à la franchise Star Trek qu’à d’autres séries du genre. Cela occupe bien trop l’épisode, et entre nous, la vie privée de Hodges ne me passionne aucunement.

En fond, nous avons donc une enquête, simple prétexte pour rencontrer des passionnés, avec leurs idéologies, leurs folies et leur passion. Thompson et Weddle échouent à réellement exploiter l’idée, ne vont jamais dans les excès dont sont capables les fans, comme si cela aurait pu être mal vu. Pourtant, cela a déjà été fait dans le passé, dans la série, et cette dernière s’est toujours montrée respectueuse des vices, tendances et passion de chacun, quel que soit l’univers qu’elle mettait en scène. On pointe du doigt quelques travers du genre (pas toujours d’actualité aujourd’hui), on offre quelques blagues, et du guest-star de choix (qui fait qu’on connaît le responsable du meurtre dès qu’on le voit), mais l’épisode échoue lamentablement sur le développement de son enquête. Tout ce qu’il y avait à faire, finalement, c’était donner de la place à Nick, Langton et Riley, qui s’occupent de l’enquête. À les voir, si les trois avaient été bien plus plongés dans l’univers, on a la sensation que cela aurait pu être bien plus captivant.

On passe donc complètement à côté. Une bonne idée ne fait pas un bon épisode. A Space Oddity en est la preuve.

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CaroleC
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