CSI – Disarmed and Dangerous (9.12)

Les CSI sont appelés quand un agent du FBI est retrouvé mort dans les toilettes d’une station-service. Il a été tué avec une violence rare et tout semble indiquer que le coupable est lié à son enquête. Avec l’aide de ses partenaires, la police va traquer un mystérieux trafiquant de jeunes femmes immigrées.

CSI nouvelle formule peine à trouver ses marques. Laurence Fishburne, malgré la position de son personnage dans la hiérarchie, s’est installé au cœur de la série, apportant avec lui un œil nouveau, bien que pas toujours original et donnant lieu à quelques incohérences. En effet, un CSI de niveau 1, comme le Dr Langston ne va pas sur le terrain sans son superviseur (enfin, d’après ce que j’en ai compris).

Mais passons à l’histoire de l’épisode. Nous avons donc une espèce de géant à la force colossale qui a démembré à mains nues un agent fédéral. Ses deux collègues, interprétés par Paula Malcomson et Frank Whaley, acceptent sans sourciller que la police prenne en charge l’affaire, leur présentant même leurs dossiers. Tout se passe avec une fluidité assez impressionnante, jusqu’au drame.

L’histoire, au début, plus que banale va soudainement être totalement chamboulée par des révélations inattendues, mais finalement pas très surprenantes. Il faut dire que quand on connaît la carrière de Frank Whaley ces dernières années, il n’est pas très surprenant de voir dans quel sens son personnage évolue dans l’épisode. L’acteur s’est fait une spécialité de ce genre de rôle, car il le fait à merveille.

Au final, l’intérêt de l’épisode repose énormément sur la force de son twist, car la conclusion est un peu bâclée, et le départ – à l’exception du meurtre – est presque banal. Reste donc Langston qui prend ses marques. Le personnage ne remplace pas Grissom et n’essaie pas, car les scénaristes tentent clairement d’imposer une nouvelle direction à la narration de la série. Difficile de se débarrasser de ses vieilles habitudes, alors ça accroche un peu, surtout que la série a perdu beaucoup de personnages en une saison et le dernier départ amplifie vraiment l’impression de vide qu’ils ont laissé. Il va donc falloir encore un peu de temps pour que la nouvelle dynamique soit véritablement effective, mais cela n’enlève pas pour autant les qualités de la série au niveau de l’écriture et de la mise en scène.