Les CSI enquête sur la mort d’une journaliste sur laquelle on a trouvé des photos des victimes du Dr. Jekyll. Ray devient suspect quand son passé commun avec la victime ressurgit et que des preuves se mettent à pointer vers lui.

CSI, comme beaucoup d’autres séries cette saison, lance un Season Finale en deux parties. Enfin, selon CBS, car cet épisode n’a pas réellement la forme d’un double épisode de la série. Il y a une victime et le meurtrier sera arrêté à la fin, mais ce qui compte c’est tous les liens qui sont créés avec l’affaire du Dr. Jekyll.

En fait, il semble clair qu’en plus de nous lâcher quelques pistes à suivre, toute cette histoire sert avant tout à répondre à de nombreuses critiques formulées au sujet du Dr. Langston et de sa place dans l’équipe.

Il est solitaire et on va voir qu’il a ses raisons, mais ce qui est mis en avant c’est le peu que ses collaborateurs connaissent à son sujet et le fait qu’ils le considèrent difficilement comme un membre de l’équipe.

Raymond a donc déjà été en contact avec un serial killer, mais plus que ça, il a été suggéré qu’il en était un lui aussi. Bien entendu, rien n’était fondé, mais on joue ici avec la zone d’ombre qui plane au-dessus du personnage et qui fut alimentée par ses prédispositions génétiques à la violence et par l’influence d’un père violent. Tout ceci est souvent apparu un peu bancal au mieux, mais sert en quelque sorte ici à expliquer un peu plus qui Raymond Langston est.

En tout cas, pendant son temps libre il ne regardait pas des documentaires sur l’une de ses 400 chaines de télévision, il chassait Jekyll, travaillant sur toutes les pistes qu’il pouvait trouver. Il connait le dossier sur le bout des doigts. Son comportement obsessionnel n’est pas surprenant, on en avait déjà eu un aperçu lors de sa dernière rencontre avec Jekyll himself, mais on nous plante ici un décor bien plus complet qui finira par poser les bases solides pour le season finale à venir qui sera consacré à la chasse au tueur.

CSI semble ainsi vouloir mettre tout ce qui n’allait pas dans une seule et même direction afin de tout corriger d’un coup. En pratique, ça fonctionne, même si nous n’héritons pas du meilleur de ce que la série est capable de fournir, mais l’épisode est consistant. On peut par contre reprocher un parallèle trop facile avec le Miniature Killer et la fascination que Grissom avait développée pour lui. Certes, les deux hommes sont très différents et ne gèrent pas de la même manière le défi auquel ils font face, mais des éléments dans la construction du mythe du tueur ne trompent pas.

Quoi qu’il en soit, comme précédemment, remettre Jekyll au cœur d’un épisode permet à la série de retrouver des forces qui n’ont pas très bien été exploitées par les dernières enquêtes indépendantes.