CSI : Living Doll (Season Finale)
On aura attendu toute la saison que cela arrive, Le « Miniature Killer » va enfin se faire arrêter. Malheureusement, l’épisode est relativement décevant. Le parti pris dès le début de l’épisode c’est de ne pas nous cacher l’identité du tueur, ou de la tueuse dans ce cas. Nous allons la suivre le temps de la mise en place de son ultime plan. Elle compte se venger de la mort d’Ernie Dell, qu’elle impute à Grissom. Pour cela elle va s’en prendre à Sara. À suivre.

C’est en gros ce qui se passe dans l’épisode. Les CSI avancent à grands pas une fois une nouvelle preuve découverte. Mais, alors que l’on attendait une certaine tension et un final tendu au possible. Nous aurons le droit à un « To Be Continued ». De plus, ce n’est pas une grande surprise, la bande annonce nous apprenait que Sara disparaissait dans l’épisode. Du coup, quand son enlèvement survient au ¾ de l’épisode nous savons tout de suite que l’affaire ne se résoudra pas dans le peu de temps qui reste. Certes, ils finiront par mettre la main sur la tueuse, mais vu l’état mental dans lequel elle se trouve, il n’y a rien à en tirer. À vrai dire, elle déçoit. On s’attendait un tueur brillant, une sorte de Dark Grissom pour faire dans la caricature. Mais au lieu de ça, elle est clairement atteinte psychologiquement ce qui empêche toute confrontation. Elle vit dans son monde au point que même Grissom ne pourra pas l’atteindre.

Un épisode qui déçoit pour conclure une saison qui, elle, n’a pas franchement déçu. Après avoir touché le fond avec la saison 5, la série a clairement trouvé un nouveau souffle en saison 6. Dès lors, on pouvait s’inquiéter en début de saison 7 que la qualité rechute. Bien au contraire, le premier épisode fut clairement monumental, élevant le niveau de la série à un niveau supérieur. CSI n’a plus rien à voir avec ses dérivées à Miami ou NY. Dès le départ, les séries avaient comme base commune la police scientifique, mais CSI a évolué et a mis l’homme au centre laissant la science, pas de côté, mais presque. Il est dur d’inventer éternellement des meurtres extravagants tout en restant dans le crédible. La psychologie des tueurs a alors pris le dessus sur leurs méthodes. Bien sûr, quelques épisodes classiques ponctueront la saison, car 24 épisodes, c’est long.

Il faut noter qu’il n’y a pas eu que les tueurs qui ont changé. En donnant une vie privée à Grissom (et Sara du même coup), la série prend un virage qu’elle refusait d’emprunter à ses débuts. Tout comme l’utilisation de plusieurs story-arc durant la saison. Stratagème rarement utilisé jusque-là, et surtout rarement bien géré. Mais ici, ce ne sera pas le cas. J’aurais bien aimé que l’affaire de Greg soit traitée différemment, mais même si cette histoire ne tourne pas comme je l’aurais souhaité, il n’y a rien à redire, car c’est parfaitement intégré et maîtrisé. Tout comme ce qu’on appellera « l’époque Keppler ». De gros regrets à la mort du personnage, mais c’était inévitable. Liev Schreiber a réussi une très grande performance, et son court passage aura marqué la série.

Il y a sûrement encore beaucoup à dire sur cette très bonne saison. Le mieux est de la revoir.