Les CSIs font venir Nate Haskell pour l’interroger sur Jekyll. Ce dernier va se révéler fiable et l’enquête reprend, emmenant l’enquête vers un restaurant que toutes les victimes du tueur fréquentaient.

Nous poursuivons l’affaire Jekyll qui trouvera dans cet épisode sa conclusion. Pour ce faire, on nous ramène le Serial Killer que l’on avait rencontré en même temps de Ray Langston, le dénommé Nate Haskell.

Bill Irwin reprend donc son rôle et se lance dans une espèce de jeu à la Hannibal Lecter. Son utilité première est de relancer l’investigation sur Jekyll en fournissant des pièces d’informations manquantes. Et il va le faire.

Nous allons alors suivre tout le monde au laboratoire, s’agitant et recomposant petit à petit l’histoire de Jekyll. Où tout a commencé et comment les victimes furent choisies. L’épisode ne laissera d’ailleurs aucune trace de doute, car la piste est remontée jusqu’au tueur lui-même.

Face à Jekyll, il est évident une fois de plus que cette investigation n’atteindra jamais la complexité et l’intensité qu’elle aurait dû/pu avoir. Bien entendu, il y a eu de l’inventivité derrière certains meurtres, mais le coupable n’a pas l’envergure que l’on aurait pu espérer, sans parler de ses motivations qui sont finalement trop basiques. Certes, l’interprète n’est pas mal choisi, son habitude des rôles tendancieux lui permet d’insuffler dans son personnage – le peu de temps qu’il restera à l’écran – une légère dose d’instabilité étrangement sous contrôle qui le rend suffisamment dangereux pour le crédibiliser.

Ce que l’on constate surtout, c’est que Ray sort véritablement grandi de cette affaire. Il semble exorciser ses démons ou, plutôt, il parait sortir du tourment dans lequel son père l’avait psychologiquement emprisonné.

De plus, comme le précédent épisode le montrait, il y a un véritable travail d’équipe dans lequel il apparait plus impliqué. Certes, l’affaire Jekyll était la sienne, mais le scénario offre un peu de place aux autres. D’ailleurs, le début de l’épisode laisse à Catherine l’opportunité d’illustrer l’évolution de sa relation avec Vartann. Ce n’était pas primordial, mais c’était tout de même une storyline qui évolua tout du long de la saison.

Pour finir, même si le dossier Jekyll est clos, l’épisode se termine sur un cliffhanger. La manœuvre n’était pas nécessaire, mais ouvrait une porte de sortie qui aurait pu être saisie. Ça ne sera pas le cas, ce qui attristera quelques adeptes de la série qui auraient apprécié le contraire.

Meat Jekyll offre donc une conclusion convenable à cette 10ème saison, mettant un terme à ce qui fut lancé et le faisant de façon correcte, peut-être un peu rapide, mais c’est quand même satisfaisant.