CSI : NY - Hammer Down (6.07)

A l’occasion du triple-crossover CSI, CBS a fournit une occasion pour me pousser à regarder des épisodes de séries que j’ai arrêté il y a longtemps de suivre, à savoir, les deux séries dérivées.

CSI : Miami – Bone Voyage (8.07)

Enquêtant sur la disparition d’une jeune femme, l’équipe d’Horatio tombe sur des membres appartenant à plus d’une victime, dont une qui est liée à une enquête à Las Vegas. Raymond Langston fait donc le voyage pour boucler son dossier.

Renouer avec l’ambiance Miami n’est pas très difficile tellement l’univers est codifié, de la lumière au montage inconsistant, en passant par les one-liners d’Horatio et, malheureusement, le scénario.

Je pensais que l’effet crossover pourrait offrir à la série une opportunité pour me faire regretter tout le mal que je peux en dire, mais non, au contraire, elle m’enlève tout simplement les traces de doute qui auraient pu rester.

Entre un Horatio Caine qui semble ne plus arriver débiter ses phrases que d’une seule et unique manière, Calleigh Duquesne qui apparait inconfortable avec chacune de ses lignes de dialogues et toute une équipe qui joue entre le clown et le mannequin,… Où suis-je tombé ?

L’arrivée de Langston dans le paysage aurait pu jurer, mais il hérite de dialogues du même niveau que tout le monde, bien qu’il semble un peu plus à l’aise avec. Moi, j’en étais presque à enlever les piles de ma télécommande pour être certain que je n’allais pas tout arrêter.

Le scénario ridicule est associé à un montage aléatoire de scènes tragicomiques inconsistantes qui donnent parfois l’impression que chaque rebondissement sort de nulle part et est présenté uniquement parce qu’il faut bien que les personnages donnent l’impression d’avoir leur utilité. On ajoute une brochette de guest stars estampillée « coupable idéal » et on boucle le tout.

Une très mauvaise façon de commencer un crossover, car arrivé au bout, on n’a pas vraiment envie d’en voir plus. 42 minutes, c’était déjà trop, heureusement, on quitte Miami.

Guest stars : Laurence Fishburne, Louis Mandylor, Amaury Nolasco

CSI : NY – Hammer Down (6.07)

Suite à un accident de la route, la police de New York découvre le cadavre d’une jeune femme dont le foie a été extrait. Il y a également les traces d’un kidnapping. La victime, encore en vie, a disparu à Miami. Raymond Langston est d’ailleurs à sa recherche.

Après la catastrophe Miami, l’arrivée à New York apporte un certain soulagement. Certes, l’histoire générale de ce crossover est un peu trop énorme pour qu’on puisse vraiment y adhérer, mais au moins, on est au point où ça commence à tenir la route.

Par contre, la façon donc Raymond Langston trouve sa place dans tout ça est vraiment superficielle et inutilement poussive. Malgré ça, son association avec Mac Taylor sonne bien plus juste, les deux hommes réussissant à connecter assez vite.

Dommage donc que le scénario souffre une fois encore de raccourcis vraiment honteux, comme l’apparition magique de témoins qui comblent les trous dans une histoire qui vire au complot national.

A cela, ajoutons que voir tout le monde ou presque s’insurger devant l’amoralité de l’affaire, ça ne fait pas très sérieux, surtout pour des policiers expérimentés. Ce n’est pas comme s’il découvrait aujourd’hui que leur métier les confrontait à des choses pas très belles. On a donc compris : c’est mal, mais bon, si les criminels respectaient un code déontologique, ça se saurait.

Au final, CSI : NY se montre bien plus facile à regarder que la version Miami de la franchise. Ce n’est pas une nouveauté, mais c’est rassurant de voir qu’avec le temps, l’équipe de Mac Taylor n’est pas tombé au fond du trou.

Pour la fin : direction Las Vegas. On remercie les criminels de passer par toutes les villes que l’on connait.

Guest star : Michael Masse, Laurence Fishburne

CSI – The Lost Girls (10.07)

Les CSI enquêtent sur la mort d’une présentatrice météo qui va rapidement rejoindre l’investigation de Raymond, toujours à la recherche de Madeline Briggs.

Suite et fin du crossover avec ce qui se trouve être la meilleure partie de l’histoire. Il faut dire que l’angle sur le trafic de femme est vraiment mis au second plan, bien que Raymond reste obsédé par la recherche de Madeline Briggs. C’est d’ailleurs un gros point faible aussi bien pour le personnage que pour l’épisode, car cela n’est pas très cohérent avec le comportement des protagonistes de la série, en général, c’est plus le style Miami. Mais Langston n’est pas Grissom, on le sait.

L’enquête va donc porter sur une femme retrouvée morte à la sortie d’un casino. Quelques preuves assez ridicules vont lier ce meurtre à la disparition de Madeline. Passer cette façon un peu grossière de relier les deux affaires, on a le droit à du CSI correct qui possède donc la sobriété de la série.

La guest star de cette troisième partie se trouve être Mark Sheppard qui joue cette fois le pimp, et il le fait plutôt bien. Au final, l’enquête tournera d’ailleurs plus autour de la prostitution à Las Vegas qu’autour du trafic de femmes.

Ce crossover se termine dès lors de manière honorable, n’offrant pas véritablement de ferme conclusion à l’intrigue générale qui s’est répandue sur les trois épisodes, laissant une petite porte ouverte pour un autre crossover, même si on peut espérer que ça ne se produise pas, car de manière générale, ce ne fut pas brillant. Le problème est qu’il est difficile de croire dès le départ à ce voyage de Langston à Miami et NY, et tout ce qui est fait pour le justifier n’est pas convaincant. Espérons que si l’expérience se reproduit, le scénario sera plus longuement réfléchi.

Guest Star : Mark Sheppard

Disponible en DVD et Blu-Ray chez Amazon