CSI – One to Go (Part 2) (9.10)

À Las Vegas, les CSI continuent d’examiner les preuves pour découvrir qui sont les coupables, tout en connaissant quelques départs et arrivées.

CSI est arrivé à sa neuvième saison, et cette dernière se révèle être synonyme d’un tournant important dans la vie de la série, qui doit alors gérer les départs de personnages importants, et en intégrer de nouveaux, en offrant toujours au public ce qu’il vient chercher : des stand-alones de qualité.

La première partie de la saison se révèlera être du grand CSI, voire du très grand. Il faut dire que depuis la saison 6, après la désastreuse 5e année, l’équipe créatrice a cherché à corriger ses faux pas, a pris des risques qui ont payé sur le plan qualitatif, et nous offre depuis des saisons captivantes, esthétiquement travaillées, avec son lot d’épisodes standards, tout autant que ceux qui font preuve d’ingéniosité et de réflexion. Et pour tout cela, pas besoin d’un tueur à la miniature, si vous voulez mon avis.

Ainsi, nous commençons la saison avec la perte d’un CSI, une affaire qui sera bien vite résolue. On aurait pu s’imaginer qu’elle nous occuperait pour plusieurs épisodes, mais le choix fut d’aller de l’avant, et il faut dire que c’est tout à fait compréhensible, vu que 9/10 épisodes plus tard, deux autres auront aussi quitté Las Vegas, dont le dernier changera beaucoup pour la série : Gil Grissom laisse sa place de supérieur à Catherine Willows, entrainant ainsi toute une nouvelle dynamique à installer pour l’équipe.

La saison verra alors l’intégration de deux personnages : Riley Adams, premier CSI que nous côtoyons à ne pas avoir été formé par Grissom, puis, plus tard, le Dr. Raymond Langston. Dans le cas de la première, malgré son arrivée très tôt dans la saison (Arts Imitates Life – 9.03), elle se retrouve rapidement mise de côté, peu présente, et quand elle l’est, se révèle la plupart du temps agaçante. Un personnage qui a donc du mal à trouver ses marques et s’insérer au sein de l’équipe, qui a elle-même grande difficulté à retrouver un équilibre après le départ de son patron. Elle accueille alors le nouveau Dr. Langston, avec la judicieuse idée de le faire commencer tout en bas de l’échelle, évitant tout parallèle avec son prédécesseur, et donnant l’opportunité aux scénaristes d’aller au-delà de ce que la formation de Greg avait pu nous laissé entrevoir. Catherine est en charge de l’équipe de nuit, Nick partage un bureau avec Riley, Greg se fait toujours très peu présent… Les scénaristes nous offriront alors beaucoup d’intrigues standards. Loin d’être de mauvais épisodes, on ressent surtout la volonté d’imposer Langston, au détriment presque des autres protagonistes. Pourtant, une fois n’est pas coutume, l’un des meilleurs épisodes de la saison se trouve être celui tournant autour de Nick (Turn, Turn, Turn – 9.16).

Ces départs ont alors pas mal chamboulé l’univers de la série, qui doit alors retrouver ses traces et instaurer un nouvel équilibre. Celui-ci peine à venir, mais sur la fin, on sent que nous nous y approchons. Malheureusement, il faut bien admettre que cela a beaucoup pénalisé la seconde partie de la saison, mais qu’à l’arrivée, le virage fut pris en douceur et maitrisé. CSI offre alors une nouvelle fournée d’épisodes qui forme dans leur ensemble un résultat hétérogène. La série a été plus ambitieuse, mais au vu des évènements qui l’ont occupé cette année, le résultat se révèle satisfaisant. Après tant d’années, c’est déjà une belle réussite.