CSI - Working Stiffs (10.03) / Coup de Grace (10.04)

Working Stiffs (10.03)

L’équipe enquête sur la mort mystérieuse de Jason, un informaticien travaillant dans une petite entreprise d’assistance pour les casinos. Il s’était embringué dans une étrange affaire avec un de ses collègues.

Working Stiffs est une sorte d’hommage que fait CSI au film culte Office Space, sauf qu’ici il y a un meurtre, forcément. Ceux qui ont vu le film apprécieront donc les références aux fameux TPS reports, à l’ignoble patron ici interprété par Wayne Knight et qui se nomme Lombard et non Lumbergh, ainsi qu’aux petites scènes d’interviews dans le bureau.

L’excellent Tim Blake Nelson ne joue pas un personnage à la Peter Gibbons, mais plus à la Milton. Névrosé, mal considéré et exploité. Dès l’ouverture on sait que c’est lui le tueur, mais le mystère porte sur autre chose, notamment sur le mobile et, par conséquent, sur ce que lui et son collègue mijotaient. L’aspect référentiel au film donne alors quelques indices, mais l’ensemble réserve quelques bonnes surprises.

En parallèle, on prend le temps de développer de manière un peu maladroite l’histoire autour du père de Langston. Difficile de savoir où cela est censé mener, mais cela fait deux épisodes consécutifs que c’est évoqué, il est probable que ce n’est pas innocent.

Sinon, Hodges joue au professeur, expliquant en détail une procédure, à l’ancienne, vous savez, comme dans les débuts de la série. Langston lui dit alors qu’il n’y a pas besoin de l’expliquer qu’il le faisait et savait donc de quoi il retournait. Difficile de savoir ce qui a motivé cet échange, mais il a un aspect comique qui parait presque involontaire. Cela est peut-être censé faire écho à autre chose que le laborantin semble préparer en cachette sur son ordinateur, mais là encore, on verra peut-être plus tard de quoi il retourne.

Au final, un épisode de qualité qui parlera certainement plus aux fans d’Office Space qu’aux autres, mais qui ne perd pas pour autant de son intérêt si on ignore les références, et ce, principalement grâce à la performance de Tim Blake Nelson.

Coup de Grace (10.04)

Un officier de police qui n’était pas en service se fait tuer par un autre policier qui patrouillait et qui intervenait durant une fusillade. Le dossier est sensible et les CSIs doivent rapidement savoir ce qui s’est réellement passé.

Meurtre, pas meurtre ? C’est la question du jour pour les CSI de Las Vegas qui se retrouvent dans une affaire dans laquelle vient se mêler une histoire de racisme et de gang.

Tout commence de manière précise et efficace, comme tout bon épisode de la série. On nous montre ce qu’on veut que l’on voit, on ajoute des témoignages qui vont dans une direction, des preuves qu’il faut replacer dans un contexte et une background story de moins en moins reluisante pour un suspect qui, pourtant, ne partait pas comme le coupable idéal.

C’est une affaire plus standard que la précédente et on retrouve le savoir-faire du show qui donne un peu une impression de déjà vu. Mais si l’investigation n’est pas la plus originale qui soit, on ne peut pas dire que dans la pratique, il y ait des reproches à formuler, à part peut-être que l’on se sent un peu trop confortable avec la forme. Heureusement, le fond prend une direction inattendue qui permettra de capter l’attention. Dommage donc que dès que Sara arrive sur la seconde affaire, on devine qu’elle va rapidement se lier à la première. De même, triste de voir qu’à la fin, il fallait ajouter quelque chose pour rendre les conclusions encore plus limpides et offrir une petite note supplémentaire pour faire malin.

Bref, du CSI de qualité, mais pas au top.

On notera pour finir, pour les fans de Without a Trace, l’introduction d’un nouveau détective joué par Enrique Murciano, ex-Danny Taylor de feu la série de CBS.