Cupid - Pilot (1.01)

Nouvel An à Times Square. Quand les lumières s’allument, au lieu d’afficher ‘Happy New Year’ il est écrit ‘Holly I’m Here’. Un musicien, accompagné d’un homme qui se dit être Cupid, a changé le message dans l’espoir de retrouver la femme qu’il aime et n’a vu que 20 minutes dans sa vie. Cupid se fait arrêter, et est emmené dans un institut psychiatrique, où le Dr. Claire McCrae le prend comme patient. Après 3 mois, elle confirme qu’il peut sortir, mais l’homme appelé Trevor est placé sous sa responsabilité. C’est ainsi qu’elle découvre qu’il a en fait menti, se considérant toujours pour le Dieu, banni de l’Olympe tant qu’il n’aura pas uni 100 couples.

Il fait beau, le ciel est bleu, le soleil brille, et les oiseaux chantent peut-être si c’est la bonne heure de la journée. Vous avez le cœur léger, alors pourquoi ne pas regarder Cupid ? Une série ABC sous toutes les coutures, sur le fond comme la forme, qui vise, sans doute possible, un public féminin. Mais difficile qu’il en soit autrement avec une comédie romantique made in US.

Le sériephile qui a quelques années derrière lui se rappelle peut-être d’un autre Cupid, celui-ci était incarné par Jeremy Piven, alors que sa psychiatre était jouée par Paula Marshall. C’était en 98-99 sur ABC pour les Américains, et en 2001 sous le nom de Love Therapy chez nous sur TF6. 15 épisodes plus tard, la série était annulée, comme beaucoup d’autres à l’époque. Comme beaucoup encore aujourd’hui. A parier, je ne suis pas sûre que le remake ait une aussi belle durée de vie.

Quel est l’intérêt pour la chaine de l’alphabet de refaire une série qu’elle a elle-même diffusée dix ans plus tôt, en compagnie du même créateur, Rob Thomas, alors que la première fut un échec, dans un genre qui n’a connu que très peu d’évolution sur le sol américain ? Cette question, je crois que seul l’homme ayant donné son aval à la série possède la réponse.

Cupid, nouvelle moulure, n’est en soit pas déplaisante. Bobby Cannavale est un acteur charmant, et se révèle être un Eros plein d’entrain. Sarah Paulson n’est pas insupportable. Bien sûr, elle ne brille pas, mais ce n’est déjà pas si mal. C’est vrai entre la destinée du couple de l’épisode ultra prévisible et celle de notre duo manquant de subtilité (Cupid fut marié à une mortelle nommée Psyche, ah, vraiment, on ne pouvait pas faire moins discret ?), il ne faudrait tout de même pas être regardant.

C’est emballé comme beaucoup de shows ABC, avec des acteurs/trices bien mignons, un fond de musique pop ordinaire, et un traitement visuel… Oui, enfin, pas la peine de vous faire un dessin, vous regardez des séries de la chaine, j’en suis convaincue.

Alors, bon, Cupid, c’est 45 minutes sans prise de tête que l’on peut facilement combler avec un autre programme. Cela pourra toujours boucher quelques heures pendant l’été, où il fera tellement chaud que la seule activité possible sera d’être dans son canapé, un verre de citronnade à la main (ou une bière fraiche pour ceux qui aiment le liquide), et encore, votre planning se devra d’être moins chargé que le mien. Il est donc à l’heure actuelle assez facile de trouver sympathique, mais mieux conçu que Cupid.

Ce n’était qu’un pilote, peut être qu’avec les épisodes suivants, elle arrivera à s’acheter une personnalité, ce qu’on ne peut que lui souhaiter.