Damages – Because I Know Patty (1.13)
Ellen détient toujours la cassette qui incrimine Frobisher. Pour obtenir sa libération, elle va jouer de cela, la poussant à faire tout ce qui est dans ses moyens pour y parvenir. Tout le monde va jouer ses cartes, chacun à quelque chose à perdre, mais Ellen a appris à bonne école, elle va contrôler la partie jusqu’aux dernières révélations.

Fin de la saison 1, et des révélations, il va y en avoir. Tout le monde va y passer, les seules ombres aux tableaux sont là pour nous préparer à la saison 2. On découvre d’ailleurs que cette mise en place est déjà en cours depuis quelques épisodes, avec Damages, on a appris qu’il fallait se méfier de tout, mais on n’a jamais su qu’elles étaient les limites.

Pour ceux qui n’ont pas vu l’épisode, il est peut-être bon de s’abstenir de tout lire. Il est difficile de parler de l’épisode sans rien révéler.

L’affaire Frobisher va vite arriver à son terme. Patty ne va pas lésiner sur les moyens pour obtenir la vidéo. Une fois celle-ci acquise, elle va voir Frobisher pour lui présenter ses quelques options d’avenir. Ted Danson a été magistral cette saison, le rôle de Frobisher lui a permis de nous livrer une prestation pleine de charisme, comme il ne l’avait que trop rarement fait dans sa carrière. Pour ce final, il est, à mon avis, un peu trop en retrait. Il est battu, mais sa vision d’avenir et sa confiance en lui l’ont déjà emmené sur d’autres cieux. Il va payer. Point final.

Dès lors, le paysage va s’éclaircir pour nous. L’épisode n’est pas du tout linéaire, retraçant les évènements majeurs, nous montrant tout ce que nous n’avions pas vu. Un montage encore une fois maîtrisé d’un bout à l’autre. Les révélations levant le voile sur les comportements des personnages, nous découvrons des scènes comme la rencontre entre Moore et Frobisher, la tentative s’assassinat d’Ellen, en version complète, ainsi que l’endroit où Patty s’était rendu quand Ellen fut arrêté.

Tom est un peu l’oublié de l’histoire. Durant une partie de la saison, il a navigué dans ses doutes, et ses bureaux… Au final, depuis son retour en tant qu’associé, il est devenu complètement effacé, proche de l’invisibilité.

Ce n’est pas le cas d’Ellen. Débutant comme une idéaliste, sans grande personnalité, qui vivait la vie de ses rêves. Elle fut la victime da Patty, d’un bout à l’autre. Sa vie, son couple, ses rêves, tout fut passé au hachoir. Aujourd’hui, elle n’a plus rien, mais une nouvelle opportunité d’avenir s’ouvre à elle : La vengeance.

C’est là qu’intervient l’étrange Hollis Nye. On nous l’a présenté en mentor, le gentil grand-père, pour au final, nous faire douter de sa position. Travaillait-il pour Patty ? Ou peut-être Frobisher ? Aucun, en fait, il est vraiment le gentil, il bosse avec le FBI. C’est là que la saison 2 se met en route.

Les feds enquêtent sur Patty depuis un bout de temps. Hollis avait voulu prévenir Ellen qu’il ne fallait pas qu’elle bosse pour Patty, car il le savait. Son rôle dans l’affaire, c’est encore vague, mais il va offrir à Ellen l’opportunité de se venger. Au début, elle refuse, mais revient vite sur sa décision. Pourquoi ? Et bien, ce n’était pas Frobisher qui a voulu la faire tuer, mais Patty. Comment le sait-elle ? Sa réponse est assez éloquente : Because I Know Patty.

Ellen accepte de reprendre son travail chez Patty. En contrepartie, elle obtient de celle-là que les ressources de la firme soient entièrement à sa disposition pour retrouver les meurtriers de David. D’un autre côté, elle va tenter de la faire tomber. Ellen a bien changé. Elle n’a plus rien à perdre, mais elle peut y gagner en jouant sur tous les tableaux. Fini les manigances de Patty, c’est elle qui va mener la barque.

Il y a de cela 4-5 semaines, je me plaignais qu’il ne se passe rien. La fin de semaine à répondu à mes attentes, mais je n’oublie pas que malgré l’excellent pilote, la série n’a pas tenu toutes ses promesses. Au commencement, je criais au chef-d’œuvre. Un départ aussi grandiose exigeait une qualité soutenue pour la suite. Au lieu de ça, l’intrigue a fait du sur place. Les révélations n’arrivaient jamais. L’ennui avait pris trop de place.

Un excellent départ, une très bonne fin, et une bonne motivation pour la saison 2. Espérons que cette dernière sera plus équilibrée et constante. Si c’est le cas, on pourrait tenir le chef-d’œuvre, mais le dérapage est vite arrivé.