Patty pense que les agissements d’Ellen ont été nuisibles pour son dossier et agit pour tenter de sauver ce qui reste. Joe craint que Tessa parle, malgré les tentatives de Leonard pour le rassurer du contraire.

L’affaire Tobin semble finalement se débloquer, mais ce n’est seulement que pour se compliquer encore plus. Enfin, « compliquer » dans le sens devenir impossible pour Patty, car chacune des ses options disparait pour la laisser dans une impasse. Il va falloir attendre un peu pour voir comment elle rebondit de la dernière déconvenue, mais il est probable que la résolution finale ne vienne pas d’elle, car elle semble en bout de course.

D’ailleurs, elle est au plus bas, comme on l’aura rarement vu. Il est difficile de passer la scène où elle accuse, un verre à la main, Ellen de l’avoir trahie. Pas que cette façon de dénigrer arbitrairement son ancienne protégée soit pénible à regarder, c’est juste qu’à ce moment-là, elle semblait n’être plus que l’ombre d’elle-même.

En tout cas, tout ceci pousse enfin Ellen à réfléchir sur ce qu’elle fait. Son travail est en danger, Patty la renie, et elle découvre un triste secret du passé de sa famille. Toute l’intrigue familiale se révèle d’ailleurs plus sensée au moment où elle « parle » avec David et que ce dernier lui explique pourquoi elle réagit comme elle le fait. Une petite introspection qui a le mérite d’apporter un angle intéressant sur ce qui motive la jeune femme.

À côté de ça, nous avons Joe qui décide d’agir et sa mère qui se révèle plus dangereuse qu’on aurait pu le croire. Jusqu’où un Tobin peut-il aller pour son argent ? On finit par penser que Lou a fait tout ça uniquement parce que c’est la seule chose qui pouvait maintenir sa famille en un seul morceau.

Bref, Marilyn Tobin a un côté sombre, comme Frobisher. On poursuit dans sa storyline sur le film et Terry dévoile un peu plus son jeu, poussant son « inspiration » à l’emmener plus loin dans ses secrets. Il ne serait pas étonnant que Terry soit animé par un besoin de vengeance, qu’il soit lié à une des victimes et qu’il cherche des preuves pour faire tomber celui qu’il manipule aujourd’hui. Il faut dire que Frobisher est tellement facile à flatter que c’est presque pénible de le voir se faire avoir sans s’en rendre compte (à moins qu’il ne s’agisse réellement que d’un film, mais ça manquerait de sens).

Pour finir, Tom n’a pas encore creusé sa tombe, mais étant donné que les flashs forward se sont énormément calmés au fur et à mesure que l’on approchait de la fin, qu’il n’est pas surprenant que toute son histoire soit gardée pour la conclusion.

Cet épisode conserve en tout cas l’ambiance des précédents. Il y a des choses qui avancent, d’autres qui tardent à trouver un sens ou légèrement plus d’intérêt, et d’autres encore qui servent avant tout à étoffer les personnages. Le mélange n’est pas toujours homogène, mais surtout, on sent que la fin est proche et qu’il faut gagner un peu de temps. Le résultat reste d’assez bonne facture, mais manque un peu d’énergie.