Patti trouve un moyen d’entrer en contact avec Carol Tobin. La sœur d’Ellen se fait arrêter. Frobisher commence à travailler sur son film.

Frobisher a donc fait un retour inattendu et nous prépare un film. Je me demandais pourquoi et ce n’est pas aujourd’hui qu’une réponse va être explicitée. En fait, pour le moment, cette storyline semble avant tout là pour remplir un épisode afin que l’on ne se rende pas trop compte du ralentissement de l’intrigue principale.

Quoi qu’il en soit, Frobisher s’écoute toujours autant parler, perdu dans sa quête de rédemption, il va une nouvelle fois laisser son égo reprendre le dessus. Certes, il avait de bonnes intentions, mais il a principalement du mal à accepter l’homme qu’il est, au point de se persuader lui-même qu’il a vraiment changé et que cela efface le passé. Du coup, quand Patty lui rappelle les faits de manière un peu trop directe, le voilà qui tourne sa veste. Au final, il apparait surtout faible de caractère, perdu dans ses illusions et, donc, une cible facile pour Hollywood. Il sera probablement un plus grand perdant dans l’histoire que Patty.

Mais ceci n’est pas réellement intéressant, tout comme l’affaire de la sœur d’Ellen. On nous avait présenté ses problèmes un peu plus tôt dans la saison, et voilà qu’ils ressurgissent. Les conséquences sur Ellen seront peut-être à la source de la nouvelle firme qu’elle décide d’ouvrir avec Tom… Ce dernier, justement, démissionnera dans deux mois – c’est le seul flash forward de l’épisode.

En prenant un peu de recul, il devient de plus en plus évident que tout ce qui est fait se dirige dans une direction, celle de la réunion de Patty et Ellen. L’histoire des deux femmes a toujours été le centre nerveux de la série, tout est battit pour les faire évoluer ensemble, alors utiliser une saison orientée sur un gros dossier pour juste les pousser à être de nouveau partenaires, c’est assez logique. Ellen disait à Alex Benjamin de partir en courant, mais elle, elle ne l’a jamais réellment fait.

À côté de ça, l’affaire Tobin avance enfin un peu. C’est vraiment devenu la chasse à la petite piste qui pourra ouvrir la grande. Le résultat sera mineur, juste un pion qui avance, mais peut-être que le prochain mouvement laissera place à quelque chose de véritablement majeur.

Pour finir, Julian Decker passe parler décoration après que Michael soit lui-même venu rendre une visite à sa mère. Patty songe à arracher les murs au sens propre comme au figuré.

Drive It Through Hardcore nous délivre des histoires assez dispersées qui, pour certaines, apportent un plus, mais elles sont majoritairement peu constructives dans l’immédiat. Tout se construisant sur le long terme, il va encore falloir attendre un peu pour savoir ce qui était important et ce qui ne l’était pas.