Dead Like Me : Life After Death

Dead Like Me : Life After Death

Quand George (Ellen Muth) et ses collègues ont un nouveau patron préférant s’occuper des âmes rapidement pour profiter de la vie, l’équipe commence à briser les règles. Alors que chacun est victime de son désir d’argent, de succès ou de célébrité, George se retrouve en contact avec sa sœur. Une fois de plus, la mort se révèle être aussi compliquée que la vie.

Voilà maintenant 5 ans que Georgia Lass est morte, et approximativement 4 ans que la série Dead Like Me s’est arrêtée. D’abord prévu courant 2008, victime des problèmes financiers de la MGM, qui lutte comme elle peut pour donner le jour à ses productions, il aura fallu attendre février 2009 pour enfin voir le direct en DVD Dead Like Me : Life After Death.

Nous commençons par un petit explicatif, proche de celui de la série, mais au lieu d’avoir un défilement d’images, c’est sous forme de comic book que cela nous est présenté, volonté du réalisateur Stephen Herek, fan de la série, mais n’ayant pas travaillé dessus, de marquer son style avec un autre procédé. Une technique qui ne dérangera peut-être pas celui qui est non familier à l’univers de la série, mais il faut reconnaître que s’il y a bien une erreur dans ce film, c’est bien celle-là. Le concept du comic book n’apporte rien à l’œuvre.

L’introduction est claire et nous replonge dans l’ambiance, bien que si, comme moi, vous n’avez pas visionné ladite série depuis quelque temps, c’est avant tout la voix d’Ellen Muth qui fera ce travail. Un mort original plus tard, nous nous retrouvons au Der Waffle Haus, restaurant où notre équipe de grim reaper se regroupe tous les matins, pour avoir son post-it avec le nom du mort, et des gaufres (ou autre chose), en compagnie du boss, Rube (Mandy Patinkin). Seulement, le restaurant a brûlé, et Rube n’est pas là. C’est alors qu’une limousine vient les chercher pour les emmener dans un tout autre type de restaurant, rencontrer leur nouveau patron, Cameron Kane (Henry Ian Cusick). Rube a vu la lumière, les puissances supérieures réclament du changement pour l’équipe, et les voilà avec téléphone, prêt pour aller faire leur travail. Seulement, Cameron n’est pas Rube, et alors que ce dernier tenait tout ce beau monde dans le droit chemin, quand Daisy (Sarah Wynter), Mason (Callum Blue) et Roxy (Jasmine Guy) sont soudainement lâchés dans la nature, la situation part en vrille.

Dead Like Me : Life After Death m’a avant tout paru extrêmement accessible pour celui qui n’a jamais regardé la série. L’absence de Rube aidant sur ce point-là, mais pénalisant le fan. Mandy Patinkin n’a donc pas repris son rôle et c’est l’occasion pour les scénaristes Stephen Godchaux et John Masius (qui ont tous deux travaillés sur la série) d’explorer une autre voie. Rube était un mentor, un guide, et aussi, on s’en rend extrêmement compte ici, l’âme de la série. Une partie de nous s’est volatilisée en même temps que lui, et c’est ce que vont connaître chacun de nos grim reaper. Ils ont beau être morts, pour beaucoup d’entre eux, depuis bien longtemps, ils vont soudainement perdre la tête. Ce qui est assez étrange ici, c’est de revisiter les règles, à travers les égarements de chacun : Mason intervenant dans la vie des vivants, Roxie sauvant une âme qu’elle devait récolter, et Daisy couchant avec son nouveau patron, et se dirigeant droit vers un fiasco, alors que Georges rencontre sa sœur. Toutes les règles, nous les avons apprises, notre héroïne a essayé de les contrecarrer dans la saison 1, quand elle refusait de suivre les ordres. George n’est plus la peanut de Rube, et malgré son infraction à l’une des règles de bases, elle est celle qui tente tant bien que mal de suivre la ligne de conduite inculquée par son mentor, elle qui, après 5 ans, est devenue plus posée et responsable, ayant plus ou moins accepté sa mort et ce qui allait avec.

Difficile de réellement comprendre ce qui passe dans la tête des protagonistes, si ce n’est que, soudainement, ayant perdu la figure paternelle, ils n’ont plus de repère et de bon sens. L’un des traits principaux du film est que George évoluera pour beaucoup, seule, de son côté, cherchant solution à son problème, alors que Mason, Roxy et Daisy bénéficieront de beaucoup de scènes ensemble, offrant par la même occasion un équilibre entre eux, qui ne fut pas toujours présent dans la série. Si Jasmine Guy ou Callum Blue sont toujours aussi excellents, Laura Harris n’a pas pu reprendre son rôle et fut remplacée ici par Sarah Wynter, qui ironiquement, incarna la sœur de la première dans la saison 2 de 24. Malheureusement, Laura Harris était Daisy Ader, dans toute sa splendeur et sa froide beauté. Sarah Wynter reprend le rôle, en optant pour une interprétation différente, ce qui limite vite le comparatif, mais qui donne l’impression de voir évoluer un autre personnage sous nos yeux. S’il n’y avait pas eu la nette volonté d’exploiter la passion du jeu de Daisy, il aurait été plus que judicieux de changer le personnage.

Alors que Cameron Kane ne sera finalement que peu présent, c’est avant tout une grosse mise en avant de Reggie Lass (Britt McKillip) qui marque ici. La sœur de George n’est plus une petite fille, mais une adolescente, encore hantée par la mort de l’ainée de la famille. La situation des Lass a évolué : les parents ont divorcé, Joy (Cynthia Stevenson) écrit des livres et Reggie n’a pas d’amis. S’ils ont toujours occupé une grande place dans la série, ce ne fut pas toujours pour le meilleur. Dans le cas présent, on semble fermer la boucle, offrir une conclusion a tout le développement auquel on a assisté durant les deux années qu’aura duré la série, et justifiant même l’existence de ce direct en DVD. Si chaque personnage se voit à travers ces 1h30 abordé sous un angle marquant à la fois une évolution et une acceptation, si l’absence de Rube est avant tout l’élément qui prédomine et aurait pu servir de nouveau point de départ, c’est avec les Lass qu’on suit la route de l’évolution, celle qui se dirige vers une conclusion. On ouvre et ferme alors autant de portes.

On en a fait du chemin depuis l’arrêt de Dead Like Me, et sûrement comme beaucoup de fans, j’ai attendu ce retour. Nous ne sommes pas dans la série, la réalisation nous le dit, et les 1h30 sont très bien travaillés sur ce plan là. On ne nous livre pas un gros épisode, on a offert un traitement scénaristique et visuel adapté. Il reste quand même cet étrange sentiment qui plane au-dessus de nous, celui qui nous rend heureux de retrouver ces personnages qu’on aime tant, mais qui nous dit que cela aurait pu être meilleur. Celui qui sent plus comme si on se replongeait doucement dans un univers auquel on est particulièrement attaché, mais qui ne peut alors que souhaiter plus, pour le revoir reprendre doucement vie. C’est là, présent, malgré l’absence de Rube. C’est Dead Like Me. Pas dans la plus grande de ses formes, pas exactement comme on aurait pu l’attendre, mais qui vaut quand même le coup d’œil. Et, cela, ça ne se refuse pas.

Le DVD

Avant d’arriver au premier menu, on nous sert deux bandes-annonces qui n’ont strictement rien à voir avec ce que l’on s’apprête à regarder : le direct en dvd Picture This avec Ashley Tisdale, et Her Best Move, film de 2007 dont je n’avais jamais entendu parler, mais comme l’autre bande annonce, vise avant tout un public adolescent. Drôle de choix marketing, donc.

Les menus

Dead Like Me : Life After Death n’est pour le moment sorti qu’en zone 1, avec une piste anglaise 5.1 et des sous-titres anglais.

menu-01 Dead Like Me : Life After Death (Menu langues)

Dead Like Me : Life After Death (Menu bonus) Dead Like Me : Life After Death (Menu selection scenes)

Les bonus

Pour accompagner le film, deux bonus :

  • Commentaire audio du réalisateur Stephen Herek et de l’actrice Ellen Muth.

Stephen Herek et Ellen Muth offrent un avis assez professionnel sur le film. Explication de certains choix, de différences et d’évolution par rapport à la série, du rapport entretenu entre les acteurs, de la façon de tourner certaines scènes. On apprend ainsi que Callum Blue est l’acteur qui a le plus évolué depuis la série, que Henry Ian Cusick est de nature timide, ce que ne sont pas les autres. Quelques informations sur les moments où on lieu le tournage, sur la façon dont se sont déroulés certaines scènes, sur l’aspect technique, des contraintes posées à cause des horaires. Le tournage a eu lieu à Montréal alors que la série était tournée à Vancouver, et cela a donc joué.

Ce n’est pas le commentaire audio le plus captivant que j’ai pu entendre. Il est pour le fan une source d’informations complémentaires, mais il ne risque pas de réellement intéresser les autres.

  • Back From the Dead: Resurrecting Dead Like Me featurette

Sorte de making of d’une quinzaine de minutes, c’est au début assez agaçant, car comme souvent dans ce type de bonus, c’est avant tout promotionnel, et tout le monde est merveilleux, fantastique, etc. En avançant, on quitte un peu cet aspect-là, pour réellement voir comment Dead Like Me : Life After Death fut appréhender, et a vu le jour.

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