Deadwood : L'incontournable western de HBO, une œuvre à (re)découvrir - Critictoo Séries TV

Deadwood : L’incontournable western de HBO, une œuvre à (re)découvrir

23 Fév 2018 à 18:00

Deadwood

Du 19 au 25 février, l’équipe de Critictoo ralentit un peu le rythme et profite de cette occasion pour rembobiner et remettre en avant des articles en dehors de l’actualité.


Le western est un genre qui était extrêmement populaire dans les débuts de la série télévisée, dans les années 1950, laissant une marque indélébile dans l’histoire du petit écran. Cela dit, il n’a jamais réussi à faire un véritable retour et, si Deadwood n’y a rien changé, la série a laissé elle aussi une empreinte toute particulière.

Tirant son nom de la ville du Dakota du Sud dans laquelle l’action du show prend place, Deadwood — création de David Milch — nous ramène en 1876, dans ce qui ressemble plus un camp de mineurs venus chercher la fortune en or qu’à une ville dans le sens strict du terme. Cela changera cependant rapidement, car bien que Deadwood soit située dans une région où il n’y a pas de loi, l’ordre et la civilisation vont la rattraper sans tarder, en même temps que les ambitions du gouvernement.

À ce croisement assez unique nait une zone de conflits d’intérêts hors-norme où la justice, la corruption et les objectifs de chacun ne cessent de se heurter. Il en résulte la naissance d’associations contre nature au service de causes politiques, commerciales ou judiciaires qui peuvent être aussi perverties que légitimes, et ce, simultanément.

Les personnages de Deadwood sont majoritairement basés sur des figures ayant réellement existé, apportant ainsi une sorte de caution historique au récit. Malgré cela, nous sommes dans un monde de fiction et l’histoire qui est racontée emprunte certes des composants clés à la réalité, mais elle trouve également une grande force dans les éléments créés de toutes pièces qui seront là pour offrir ce qui est nécessaire à la série pour qu’elle soit captivante.

L’ensemble repose tout particulièrement sur deux figures bien distinctes : Al Swearengen et Seth Bullock. Le premier s’impose comme étant celui qui tire les ficelles à Deadwood, tandis que le second s’affirme comme une sorte de bras de la justice. Les deux hommes sont violents, mais dans des styles différents, et ce qui les éloignera ou les rapprochera servira de moteur à la série.

Swearengen est interprété par Ian McShane, qui obtient ici un rôle à sa hauteur et qui est sans doute possible l’âme du show. Cela trouvera d’ailleurs une triste illustration dans la seconde saison durant laquelle Al sera en partie mis en retrait, enlevant pour le coup à Deadwood une partie de son énergie. Heureusement, son retour en pleine forme sur les devants permettra à l’ensemble de retrouver une cohésion, créant ainsi le climat parfait afin de préparer le terrain pour une troisième saison exceptionnelle qui se clôturera en nous laissant dans l’attente d’une suite qui ne viendra malheureusement jamais.

Il est un peu dommage que la série ne possède pas une véritable fin, car celle de la saison 3 se contente d’apporter un simple point-virgule à l’histoire. Un arc majeur se conclut, mais l’appel à une suite est bel et bien là.

Heureusement, Deadwood ne se résume pas à sa demi-conclusion, mais a bien d’autres choses. En premier lieu, quand on évoque cette série, on peut difficilement ne pas parler du langage coloré, anachronisme délibéré qui rythme les dialogues des protagonistes. Certains n’arrivent pas à terminer une phrase sans la ponctuer avec un juron, tandis que d’autres ne manquent jamais d’imagination pour générer les pires insultes à un rythme hallucinant. C’est un bon moyen de ne jamais oublier que l’on n’a pas affaire à un groupe d’enfants de chœur, loin de là.

Ceci se mélange étrangement à l’aspect théâtral du show. Deadwood est une pièce atypique où les personnages montrent souvent un sens prononcé pour l’emphase et un amour étrange pour les palabres interminables et les analyses étymologiques. Dans ce registre, à trop en faire, certains passages peuvent paraitre relativement absurdes.

En tout cas, Deadwood est inimitable et, même si elle souffre d’une légère baisse de forme à mi-parcours, elle se révèle être passionnante, divertissante et donne au western un coup de jeune, le tout s’appuyant sur une écriture solide et peu commune. Deadwood est alors sans conteste une œuvre à part.

A noter que Deadwood est désormais disponible en blu-ray.

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