Bree doit faire face à sa ménopause naissante et décide de ne pas en parler à Keith. Mais sa rencontre avec les parents du jeune va tout changer. Gaby s’inquiète que Bob et Carlos s’entendent aussi bien alors que Lynette et Renée lancent leur propre société de décoration. Susan, à court d’argent, croit y avoir sa place mais c’est un job de nounou qui l’attend. Beth montre finalement son vrai visage.

Gaby : Use the back door.
Lee : I always do !

Malgré l’impression de nous en apprendre plus sur le dessein de Paul à l’égard de ses voisins, ce nouvel épisode de Desperate Housewives se concentre avant tout sur Beth et sur son lien si énigmatique avec sa ‘maman’. Et là, il faut reconnaître que nos lecteurs, ici à Critictoo sont particulièrement finauds car dès les commentaires de l’épisode 2, You Must Meet my wife (7.02), l’un d’entre vous émettait l’hypothèse qui se vérifie ici : Beth est bel et bien la fille de Felicia. D’ailleurs ce qui est frappant dans cette dernière scène, outre la révélation en elle-même, c’est la ressemblance entre les deux actrices. Voilà donc le plan de Felicia : infiltrer sa fille dans la vie de son ennemi juré, le meurtrier de sa sœur et obtenir des informations précieuses qui lui permettront de se venger le moment venu. Du coup, le plan de Paul, quel qu’il soit, est plutôt mal barré. Et il est plutôt drôle de constater que nos héroïnes risquent de devoir leur salut à une autre psychopathe.

Une fois n’est pas coutume, c’est Teri Hatcher qui donne le meilleur d’elle-même. Quand elle ne fait pas l’andouille, elle est parfaite dans le drame. Parce que le « boulot humiliant » du titre, il est clairement pour elle. Sa scène au supermarché où elle ne peut pas payer ses courses est un crève-cœur. Le scénario ne lésine pas sur le pathos : après le mari en Alaska, la voilà qui fait la nounou pour l’une de ses meilleures amies. Le tout est un énorme malentendu, Renée ayant pris sur son bonnet de la démarcher pour ce boulot ingrat alors que la pauvre Susan, dans tous les sens du terme, croyait jouer du pinceau. Mais l’implication de Lynette est assez mal écrite. D’ailleurs, cette création de boîte de décoration entre Lynette et Renée sort vraiment de nulle part, mais permet de revoir une ancienne sirène qui a joliment vieilli (pour une fois) : Erika Eleniak, l’une des premières naïades d’Alerte à Malibu.

En parlant d’âge, l’heure de la ménopause a sonné pour Bree. Ça tombe mal, elle doit rencontrer les parents de Keith. Pire, la mère de ce dernier n’est autre que la gynéco compatissante à qui Bree a absolument tout dit de sa condition et du fait qu’elle veut la cacher à son jeune étalon. Comme de bien (attendu) entendu, le dîner est très animé, mais les guest sont sympathiques (John Schneider et Nancy Travis) et Keith est définitivement un gars super. Malheureusement, ça ne suffit pas. S’ils n’ont pas encore rompu, le compte à rebours qui mettra fin à leur relation est déjà enclenché.

Gaby hérite de la storyline la plus faiblarde avec les homos de décor de la série. Les amener d’un seul coup sur le devant de la scène (avec un baiser à la clé) est un peu étrange, comme si Cherry venait de découvrir qu’ils peuvent faire autre chose que jouer les ficus.

Finalement, en dehors de la fin, A humiliating business aligne des intrigues sans étincelle et sans grande imagination malgré quelques répliques bien écrites et des actrices au top.

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