Desperate Housewives – A Spark. To Pierce the Dark. (5.18)

Tandis que Lynette entre en conflit avec sa patronne, qui s’acharne à lui faire passer ses soirées au bureau, Gaby se sent délaissée par Carlos qui travaille lui aussi jour et nuit. Bree envisage quant à elle de vendre son affaire pour accorder plus de temps à son mari et sauver son mariage, mais revient sur sa décision à la dernière minute, au détriment d’un Orson désœuvré et revanchard. De son côté, Susan est choquée de voir que le fils de son ex-mari Karl, récemment inscrit dans l’école où elle travaille, lui rend un dessin représentant une scène sanglante. Enfin, Mike et Katherine tombent innocemment dans le piège de Dave, dont le plan machiavélique est compromis in extremis par Edie, qui paie lourdement les conséquences de sa découverte…

Waouh ! A total blast ! Autrement dit, une claque en plein visage ! Le genre d’épisodes qui laissent sans voix et à la fin desquels il faut bien quelques minutes de récupération avant de pouvoir reprendre le cours de sa vie. Il faut dire que les scénaristes ont vraiment l’art et la manière de faire grimper la tension tout au long de l’épisode, faire bouillir d’impatience le téléspectateur en émoi, frapper un grand coup dans les cinq dernières minutes, et nous assommer sournoisement avec un ‘to be continued’ au pire moment possible…

Si je devais m’efforcer ici d’avoir une pensée dialectique et trouver un point négatif à cet épisode si bien mené, je soulignerais le manque apparent de saveur des storylines des autres personnages – notamment celle de Lynette – comparées à celle d’Edie, Dave, Mike et Katherine. Cependant le beau parallèle entre les histoires respectives d’Evan – le fils de Karl -, Gaby, Orson et même Dave est subtilement amené. Chacun d’eux souffre d’un cruel manque d’affection de la part d’une personne aimée et extériorise ce sentiment d’abandon à sa manière : c’est par ses dessins qu’Evan exprime sa colère quant au départ soudain de sa mère, alors que son père rejette la sienne sur Susan. En ce qui la concerne, Gaby veut à tout prix renouer sexuellement avec son mari, de peur de finir par reproduire les erreurs du passé en allant se consoler dans les bras d’un autre, par dépit – et sachant que le prochain épisode marquera le grand retour de Jesse Metcalfe, alias John Rowland, il était temps qu’elle règle le problème. Orson cherche pour sa part à attirer l’attention de Bree en commettant des larcins de plus en plus énormes, jusqu’au soir où il cambriole une maison voisine de la sienne, alors même qu’Edie comprend avec effroi que Dave s’est quant à lui réfugié dans la violence et la vengeance pour parvenir à surmonter le deuil de sa femme et de sa fille.

Après une montée progressive du suspense et un premier meurtre évité, les cinq dernières minutes sont de toute beauté et voient la tension dramatique atteindre son paroxysme lorsqu’une Edie alcoolisée échappe de peu aux griffes de son mari qui tente de l’étrangler, et s’enfuit à bord de sa voiture. Les événements s’enchaînent, le rythme devient précipité, le spectateur retient son souffle car il sent la catastrophe arriver. La tension semble retomber d’un coup lorsque, voulant éviter Orson qui traverse la route détrempée à l’instant précis où elle s’engage dans l’allée, elle va s’encastrer dans un poteau électrique. Mais ce n’est ni Dave, ni cet accident qui aura raison d’Edie. Elle est emportée par une décharge électrique au moment où elle ouvre sa portière. Le corps d’Edie Britt est alors secoué de violentes convulsions avant de s’affaisser, amorphe, sur le bitume de Wisteria Lane, pour sans doute ne jamais plus se relever. La dernière image est un plan serré sur ses doigts, qui se crispent en un ultime spasme, Edie emportant avec elle le secret de son mari. Ou pas. Suspense…

En bref, un épisode électrisant (haha, la bonne blague), clôturé par un cliffhanger grandiose qui trouvera sa suite d’ici trois interminables semaines. Rendez-vous le 19 avril.

avatarUn article de .
2 commentaires