Gaby est stupéfaite d’apprendre l’identité de l’homme qui la suit; Lynette et Tom tentent de raviver l’étincelle dans leur mariage en passant un weekend dans un bed & breakfast; après avoir été arrêtée pour avoir empoisonné Paul, Susan doit convaincre la police que c’est un coup monté par Felicia Tillman; Bree suspecte Chuck d’être gay; et Renée est dévastée d’apprendre que son ex va se remarier.

Desperate Housewives arrive au bout de sa septième saison, qui se conclut en deux temps. La première partie est celle qui ressemble le plus à un season finale classique, offrant son lot d’actions. La seconde, centrée sur les relations, termine en beauté une année médiocre.

And Lots of Security… met donc un terme à l’intrigue de la saison. Les scénaristes nous auront offert une fin consistante et satisfaisante, bien que cousues de fil blanc. En d’autres mots, c’est du Desperate Housewives fin de saison tout ce qu’il y a de plus classique: des confessions, des psychopathes échappés, des prises d’otage… Pour la énième fois cette année, les vies de Susan et Paul sont menacées, et Felicia obtient enfin les aveux qu’elle désirait tant. C’est fait de façon assez concise et efficace pour que l’on passe outre le manque d’originalité et de surprise. Les sorties de Mark Moses et Harriet Samson Harris sont, par contre, un peu expéditives, même si les personnages n’avaient plus rien à dire depuis longtemps.

À côté de ça, les enjeux de ce double épisode restent relativement faibles. Bree, en particulier, est bien mal servie, ce qui est toujours le cas lorsqu’elle n’existe qu’au travers de sa vie amoureuse. L’alchimie entre Marcia Cross et Jonathan Cake commence néanmoins à faire son petit effet.

La plus grosse surprise de ce final vient, contre toute attente, de Tom et Lynette. Après nous avoir exaspéré des épisodes durant, les Scavo ont droit à un développement de taille, puisqu’ils se séparent. On n’aurait jamais cru la série aller jusque-là et c’en est d’autant plus réjouissant. Felicity Huffman et Doug Savant peuvent enfin faire autre chose que se crier dessus, et ont l’occasion de démontrer tout leur talent. Cette avancée majeure était nécessaire pour permettre à la série de sortir de sa torpeur narrative et de proposer du neuf. Comme Lynette, on pousse un grand soupir de soulagement.

Le cliffhanger final est (chose insensée) lui aussi très réjouissant et donne envie de se plonger dans une saison 8 (!). Ça commençait pourtant mal avec Gaby et les armes à feu, puis le retour de son beau-père, sorti de nulle part. Outre la scène dans les bois, cette histoire est trop précipitée et aléatoire pour être du niveau d’un season finale. L’éclair de génie n’arrive que dans les derniers instants. L’excellente idée n’est pas le meurtre en lui-même, mais bien le fait que toutes les housewives sont complices!

Les bases de la prochaine saison sont ainsi posées, et cela permettra sûrement de ramener la dynamique de la série à celle de ses débuts. En d’autres mots, on peut espérer que les femmes au foyer vont avoir le droit à plus d’interactions, et formeront de nouveau un groupe soudé, cette fois-ci à cause d’un funeste secret.

Alors qu’on n’en attendait plus rien du tout, Desperate Housewives parvient donc à nous surprendre, comme dans ses premières saisons, et nous offre son meilleur épisode depuis bien longtemps. La série, d’habitude tellement ronronnante, prend de nouveau des risques et cela fait un bien fou ! Espérons (même si c’est un peu illusoire, le connaissant) que Marc Cherry tirera avantage des développements très prometteurs qu’il a mis en place ici. Je n’aurai jamais cru dire ça, mais vivement la prochaine saison.

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