Une psychologue demande à Carlos et Gaby d’effacer toutes traces du passage de Grace dans leurs vies tandis que Susan apprend qu’elle a de graves problèmes de santé. Paul découvre la relation qui lie Beth à Felicia ; Renee révèle à Lynette sa relation avec Tom ; et Orson refait surface dans la vie de Bree. Pendant ce temps, des détectives cherchent à savoir qui a tiré sur Paul Young.

Entre déceptions et… déceptions, Assassins n’a pas su tenir les promesses annoncées avant la pause hivernale par la quasi-absence de réponses aux questions soulevées (avec par exemple aucune information donnée sur l’avenir de la Maison de la Seconde Chance, élément  pourtant à l’origine de l’émeute). En cette nouvelle année, de bonnes résolutions restent donc à prendre pour nous offrir un épisode digne de ce nom.

Malgré quelques tentatives engageantes en tout début d’épisode sur l’identité du tireur et un pseudo-twist concernant Mike, l’enquête piétine et se voit reléguer en seconde place au profit de storylines à la limite du soap pour certains habitants. Ainsi, après les émotions de l’épisode passé, Bree voit brusquement resurgir dans sa vie Orson dont le retour permet de confirmer le changement (bénéfique à mon sens) de Bree, et son réel attachement à Keith, et d’amener un peu de piment dans le quotidien maintenant bien tranquille du couple Bree/Keith.

Du côté de Susan, sa vie continue sa longue descente aux enfers (il n’est pas bon d’être un Delfino cette année) avec l’ablation d’un rein et les longs mois de dialyse qui l’attendent. Malgré un contexte pourtant suffisamment grave, la trop grande retenue de Teri Hatcher rend difficile une réelle empathie pour son personnage. De la même manière, la scène de l’aveu de Renee à Lynette est difficilement supportable à regarder tant l’interprétation de Vanessa Williams ne convainc pas. Ce rôle de femme bouleversée et emplie de remords et d’émotions que les scénaristes tentent de nous faire accepter n’est ni l’apanage de Vanessa ni celui de Renee, bien plus enthousiasmante et rafraîchissante dans son arrogance des débuts (il faut dire qu’avec Ugly Betty, Vanessa Williams a de l’expérience en la matière). Pour en revenir à la révélation en elle-même, la réaction d’abord étonnamment calme puis revancharde de Lynette me désespère, car son petit jeu de torture envers Tom peut malheureusement durer très longtemps. Un dénouement serait le bienvenu !

L’incompréhension extrême et intolérable de Carlos envers le désespoir de Gaby sonne le glas d’un épisode lent et souvent ennuyeux. Alors que Juanita reste tout naturellement traumatisée, la pauvre Gaby n’arrive toujours pas à tourner la page du départ de Grace et sombre lentement dans la démence par l’achat d’une poupée aux traits de sa fille biologique. Il va être intéressant de voir jusqu’où cela va mener et si Carlos va maintenir le cap du bon père de famille, mais du mari ingrat.

Pour conclure, l’absence une nouvelle fois trop remarquée de Beth (et le fait qu’elle ne soit pas l’auteure du coup du feu) semble présager une sortie prochaine (ou devrais-je dire mort précipitée ?) du personnage – pourtant plein de potentiel –, certainement bientôt rejoint par Renee, dont la confession risque de signer la fin de son séjour à Wisteria Lane.

En définitive, la recherche du tireur n’est que très peu abordée, en dépit d’un titre d’épisode évocateur et aguichant, ouvrant la voie aux histoires personnelles des Desperate Housewives. Enfin, malgré quelques rares scènes qui ont su donner le sourire en première partie, Assassins se concentre sur des histoires pesantes, parfois poignantes, qui servent cependant à installer la série dans sa seconde moitié de saison. À voir si la découverte de l’identité du tireur saura intéresser durablement alors qu’il semblerait que l’attention se reporte sur la révélation de lien de parenté entre Beth et Felicia Tilman.

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