Desperate Housewives – Boom Crunch (6.10)

Alors qu’un accident d’avion se prépare, Wisteria Lane fête Noël dans la haine (Gaby et Lynette), dans le divorce (Orson et Bree), la folie (Katherine et Susan), le chantage (Mona et Angie)… Merry Christmas !

Katherine à Dylan : I asked  you not to come.

La dernière grosse catastrophe survenue dans le comté de Fairview était une tornade et avait donné lieu à un sublime épisode lors de la saison 4. Alors forcément, la perspective d’un crash aérien sur Wisteria Lane était des plus alléchantes pour ce dernier épisode avant la trêve des confiseurs. Force est de constater que sans réussir à atteindre le brio de son aîné, Boom Crunch parvient à remonter un chouia un début de saison en (grosses) dents de scie.

Si l’épisode se sert de cet avion en perdition (piloté par Dan Castellaneta, la voix d’Homer Simpson, très en vogue en ce moment puisque déjà dans Bones, il y a deux semaines) comme épée de Damoclès au-dessus des têtes de nos héroïnes, celles-ci continuent à vivre un quotidien agité en attente, bien malgré elle, d’un drame encore plus énorme.

Toute la beauté de Desperate Housewives est de réussir à renverser des situations pourries en beautés absolues et c’est exactement ce que cet épisode fait avec le cas Katherine. Aussi barrée que nous la pensions, nous autres, pauvres spectateurs de sa folie, étions encore bien loin du compte. Via le retour de Dylan (Lyndsy Fonseca), nous apprenons que Katherine s’est construit une véritable vie imaginaire depuis des mois, racontant à sa fille son mariage avec Mike et leur vie commune. Et ce qui était alors ridicule devient terriblement émouvant, en partie grâce à l’interprétation hallucinante d’une Dana Delaney inspirée. Son « I asked you not to come » résonne encore dans nos têtes. En voilà au moins une à l’abri de l’accident.

Ce n’est pas le cas de Gaby et Lynette qui continuent plus que jamais à se faire la guerre. Et pour la première fois depuis longtemps, on se met à détester Gabrielle qui en est réduite à retirer sa fille de la vue de son amie. Pitoyable. Là aussi, renversement de situation, car malgré ses erreurs passées, Lynette fait de la peine et parvient à nous émouvoir tout en gardant sa fierté et son humour sarcastique.

Le petit plus de l’épisode est de mettre Karl et son amour pour Bree comme source du malheur qui va s’abattre sur tout le monde, car c’est lui qui commande l’avion en question transportant une bannière portant une demande en mariage. Car celui d’Orson et Bree est complètement fini dès lors qu’elle montre au dentiste/cuisinier les photos compromettantes qui pourraient le ramener en prison. D’ailleurs, Orson est plutôt drôle, notamment dans sa confrontation punchy avec Karl.

Finalement, l’intrigue la plus mineure est celle qui s’intéresse aux Bolen et au chantage que l’infirmière Mona s’adonne. À part en apprendre un peu plus sur le crime d’Angie (Danny parle de terrorisme, je vois bien Angie donner dans l’action à la Greenpeace et tuer quelqu’un par accident) et écarter direct la menace (si Mona survit, c’est un miracle de Noël !), tout cela ne sert pas à grand-chose.

L’épisode se termine donc sur un incroyable cliffhanger. Bree, Orson, ou Karl sont-ils morts dans la maison (oui, c’est ça, on y croit !) ? Lynette a-t-elle été blessée (et les bébés avec elle) en sauvant Célia (déjà plus crédible !)? Où sont Susan, Angie et Lee ?

Réponse à la rentrée de janvier. Ah oui, et Merry Christmas un peu en avance !

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