Desperate Housewives – Careful the things you say (6.07)

En voulant accuser Katherine de l’agression de Julie, Susan tombe sur une ancienne ennemie de lycée alors que Lynette découvre les liens qui unissaient Julie et Nick. Bree tente de dérober au nez et à la barbe d’Angie les recettes de cette dernière pendant que Gaby découvre que la femme de ménage est plus à même de faire travailler Juanita qu’elle.

Cette année, le salut de Desperate Housewives viendra surement en partie du personnage d’Angie, sublimé par Drea de Matteo. C’est déjà le cas de cet épisode qui se repose gentiment sur ses bases posées précédemment (le mariage tout en façade de Bree, les qualités très moyennes de Maman de Gaby, les confessions de Julie à Lynette…) jusqu’aux faces à faces tonitruants et/ou drôles entre Angie et Nick et Angie et Bree.

Cette dernière association est la plus réussie et la plus brillante. C’est bête comme chou en fait, les scénaristes utilisant le même antagonisme entre les deux femmes que celui qui a fini par réunir Bree et Katherine lors des deux dernières saisons. En gros, l’une et l’autre ne peuvent pas se piffer, la rousse trouvant la blonde vulgaire et la blonde trouvant la rousse coincée.  Un partout, la balle au centre, vous avez toutes les deux raison, mesdames ! Et c’est ce qui fait votre intérêt et votre force. Katherine étant partie dans un délire psychotique, c’est désormais Angie la nouvelle copine de cuisine de Bree (ah l’accent italien improvisé de Marcia Cross). Ça promet !

Une fois de plus, en gérant d’une main de maître l’infidélité de son mari, Angie surprend, impressionne et fracasse tout sur son passage (en premier lieu le nez de Nick !).

La liaison de Nick et Julie est aussi au cœur de cet épisode lorsque le duo plein de tendresse et de confiance Julie/Lynette se reforme. Ce lien particulier et très récent, mis en place en début de saison, est finement joué par Andrea Bowen et Felicity Huffman. Et c’est logique, Lynette incarnant la quintessence même de la mère, là où Susan n’a jamais rien fait d’autre qu’imposer ses propres états d’âme à sa fille.

Cette semaine, le moins intéressant se joue finalement du côté de Gaby et de Susan. La première continue à faire école à Juanita à la maison et se rend vite compte qu’elle est dépassée par la situation. En gros rien de neuf, sauf que la bonne, elle, s’y connaît en maths. Bien que les répliques soient toujours aussi savoureuses et le talent de Longoria intact, on peut s’étonner de voir la condescendance avec laquelle Gaby s’adresse encore au « petit peuple ». Il n’y a encore pas longtemps, les Solis étaient pauvres et Gaby ne la ramenait pas autant.

De son côté, Susan essaie de démontrer aux policiers que Katherine a agressé sa fille avec le soutien de Mike, son toutou personnel (c’est moi ou James Denton ne fait rien cette année ?!). Et dans la grande tradition de « Susan-a-un-karma-tout-pourri », la voici face à une inspectrice de police revancharde, ancienne Némésis de lycée. Et chacun sait qu’il n’y a rien de pire. C’est un peu faiblard, voire ridicule par moment alors que ladite ennemie est pourtant interprétée par Kathy Najimi. Too Bad.

Un épisode moyen, sauvé par une Angie au mieux de sa forme. Go girl !

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