Desperate Housewives – Crime Doesn't Pay (5.16)

La récente kleptomanie d’Orson ne fait qu’empirer et commence à inquiéter Bree qui le prend à plusieurs reprises la main dans le sac. Afin d’aider Tom à retrouver du travail, cette même Bree organise un dîner entre les Scavo et son éditeur, qui est justement à la recherche d’un nouvel employé. Susan finit quant à elle par accepter la relation de Mike et Katherine après avoir injustement laissé sa jalousie les amener à se disputer. Gabrielle pousse le patron de Carlos à avouer son adultère à son épouse, sans imaginer que son acte va avoir des conséquences tragiques. Edie décide de fouiller dans le passé de son mari à la suite d’une rencontre avec un prêtre qui l’a appelée Mme Dash.

Un épisode riche en événements, comme en témoigne la longueur de mon résumé. Et dire qu’il n’y a encore que trois semaines, je reprochais aux scénaristes de Desperate Housewives de ne provoquer que trop peu d’interaction entre les habitantes de Wisteria Lane. Il semble que ma plainte ait été entendue : une pause café entre copines, une pendaison de crémaillère sur fond de crêpage de chignon entre Katherine et Susan, et la réconciliation tant attendue de Bree et Lynette.

Et dire que l’intrigue principale me paraissait s’essouffler à mesure que les histoires annexes perdaient en intérêt. Me voilà servie : un tournant radical dans la vie de Lynette et Tom après une scène désopilante au cours du dîner organisé par Bree ; une ultime prise de bec salutaire entre Susan et Katherine qui met pour une fois en avant une certaine profondeur du personnage du Susan ; mais surtout, la trame de l’histoire subtilement relancée grâce aux doutes persistants d’Edie qui est proche de découvrir le dangereux secret de son meurtrier de mari ; et un saisissant bain de sang pour clôturer de façon tragique ces quarante minutes de pur plaisir.

Et dire, enfin, que la série manquait à mon goût du mystère, du suspense et du côté dramatique qui ont pourtant fait sa réputation. Bingo ! Jusqu’à quel point Gabrielle va-t-elle donc se sentir coupable de la mort bouleversante du patron de Carlos ? Par ailleurs, les faux airs polis d’Orson et sa soi-disant rédemption, qui avaient réussi à endormir notre vigilance à son égard, masqueraient-ils le retour du haineux Dr Hodge de la troisième saison ? Enfin, connaissant les intentions du réalisateur Marc Cherry de faire disparaître le personnage de Nicolette Sheridan à la fin de cette saison, la sulfureuse Edie Britt pourrait-elle faire les frais de son incursion dans la vie passée de Dave ? Cet épisode n’ouvre donc pas une, ni deux, mais trois perspectives intéressantes vers la dernière ligne droite de la saison qui s’annonce pleine de rebondissements.

En conclusion, je suis ravie de pouvoir enfin déclarer solennellement que la série a selon moi retrouvé le feu sacré qui m’a fait l’aimer dès la première saison, et qui me fera attendre le prochain épisode avec une impatience non dissimulée.

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