Le plan démoniaque de Paul pour Wisteria Lane prend effet alors que Juanita découvre qu’elle n’est pas la fille biologique de Gaby. Quant à Bree, elle propose à Keith de venir habiter chez elle, et Tom est confronté à son passé avec Renee.

Avant le break imposé de mi-saison, et sur la continuité de l’épisode précédent, les scénaristes mettent fin à plusieurs intrigues. Ainsi, la romance entre Keith et Bree semble être terminée, et les avances de Watson père par la même occasion. Ce dernier, en plus d’être un goujat endurant, a révélé une sombre  facette de sa personnalité: intimidation et menace. Serait-ce le signe d’un développement plus dramatique pour son personnage ou était-ce juste le temps d’un épisode? Côté dramatique, la pauvre Bree a été servie avec l’ancien détenu qui pénètre dans sa maison. On comprend alors la peur et la colère exacerbées des habitants de Wisteria Lane envers la Maison de la Seconde Chance. Cependant, n’oublions pas qu’ils ont eux aussi, de près ou de loin, eu à faire à la prison (comme Mike et Carlos pour ne citer qu’eux), bien qu’ils ne ressemblent pas aux stéréotypes réducteurs assénés par Mary Alice durant le prégénérique.

Chez les Solis, Carlos fait une fois de plus profil bas, laissant la vedette à Gabrielle et Juanita qui se chargent de résoudre le dernier élément de « l’intrigue Grace ». Bien qu’un peu violente, Juanita épate dans sa confrontation avec Gaby. L’enfant a su, par sa fuite et ses retombées, ouvrir les yeux à Gaby, qui va peut-être pouvoir redevenir elle-même après cette longue, et peu réjouissante, storyline sur l’échange des enfants à la naissance. En ce qui concerne Susan, cette dernière a la bonne idée de révéler très rapidement à Tom qu’elle sait tout sur lui et Renee. Par contre, le pseudo-suspens sur sa brillante idée pour protéger le mariage de Lynette tombe franchement à plat (elle souhaite seulement que Renee déménage un peu loin dans la rue. Pourquoi ne pas demander qu’elle déménage dans une autre ville tout simplement ?) et risque, en plus de faire chou blanc. Également, notons l’inutilité déconcertante des scènes avec Mike et Andrew.

Malgré ces dernières petites notes négatives, Down the Block There’s a Riot est un très bon épisode qui prend de l’ampleur les quinze dernières minutes et aboutit en un cliffhanger surprenant.  Les scénaristes ont efficacement développé des storylines d’abord indépendantes, qui, par la suite, s’entremêlent toutes lors de l’émeute généralisée (très bien orchestrée), assurant ainsi une accélération du rythme et un passage très prenant. Paul, brillant psychopathe qu’il est, manipule parfaitement les téléspectateurs et les habitants, en commençant par Mitzi, puis Lee, ce dernier se laissant majestueusement avoir et se retrouve démesurément pointé du doigt par ses voisins, mais aussi Lynette très entreprenante dans la contre-attaque, laissant ainsi de côté son rôle de mère trop mis en avant en ce début de saison. De son côté, Bree continue à lâcher du lest sur sa rigidité des débuts : après la romance assumée avec un homme de 17 ans son cadet, elle se met à plaisanter  sur sa future vie dans le péché. Enfin, derniers bons points accordés au déclenchement de l’émeute par Bree, à la scène oppressante Bob/Lee/Juanita et à la remise en question très sensée de Parker sur les actions de Lynette.

En conclusion, de nombreuses questions restent en suspens : Susan est-elle gravement blessée ? Est-ce le signe du retour de Mike ? Quelle décision Renee va-t-elle prendre pour éviter que Lynette, qu’elle désigne comme son amie, ne sache la vérité ? Qu’est devenu le père de Keith à la fin de l’émeute? Que va-t-il advenir de la Maison de la Seconde Chance ? Paul est-il bel et bien mort ? Et surtout, qui a tiré sur Paul ?, car il faut reconnaître qu’il n’y pas pénurie de suspects ! Début de réponse prévu le 2 janvier.

avatarUn article de .
7 commentaires