Lynette résiste à la demande faite par sa mère de prendre une photo de famille avec son nouveau mari Frank. Gaby commence ses séances chez la psy afin de comprendre son obsession pour sa poupée, Susan fait la rencontre d’un ancien camarade de classe qui lui fait une proposition très alléchante, et Bree continue à cacher à Keith sa paternité. Enfin, Mike découvre qui a tiré sur Paul Young.

Quel ennui ! Cet épisode plein de promesses n’aboutit presque à rien et souffre d’une trop grande lenteur. Pourtant, dès les premières minutes il semblait que Marc Cherry avait compris nos attentes, laissant présager la fin de l’intrigue sur la transplantation de Susan ou encore sur celle de l’état psychologique de Gaby, qui semblait sortir de la tête de l’eau grâce à des séances chez la psy… Mais voilà, tout cela était trop demandé. Marche arrière toute !

Commençons par Susan qui a eu droit à une histoire d’un ennui sans pareil. Même si au début, il est réjouissant d’entrevoir la fin des séances de dialyses, l’arrivée inopportune de Monroe, inconnu au bataillon jusqu’alors, désespère tout de même. Aucune subtilité dans le traitement du personnage et de ses relations avec Susan, et absence de scènes entre Susan et Mike qui auraient pourtant pu crédibiliser le tout, desservent encore un peu plus l’intrigue. Remarquons que toute cette histoire aurait pu se résoudre bien plus vite si seulement Susan avait parlé de sa situation familiale plus tôt, lors des retrouvailles. Au final, Susan refuse évidemment le rein, continue les dialyses, et Monroe repart comme il est venu.

Même constat avec Frank, qui fait un petit tour et puis s’en va alors que l’on commençait à s’habituer à sa présence. Sans grand intérêt, la storyline de Lynette a au moins su, par sa légèreté, relever le reste de l’épisode, et apporter un peu de dynamisme à l’ensemble ; les prestations de Polly Bergen contribuent fortement à ceci. Étonnamment, l’intrigue réussit à surprendre par sa quasi-normalité : à savoir, Frank ne faisait pas semblant d’être mort pour voir la réaction de sa femme, Stella a apparemment bien reçu l’héritage et ne devra donc pas payer de sa poche ses achats. On peut enfin déplorer le chantage financier envers Lynette, qui s’est beaucoup dévouée pour aider et soutenir sa mère ces derniers temps. Au final, avec le départ de sa mère, Lynette se retrouve donc sans intrigue durable. À voir ce que nous réservent les scénaristes la semaine prochaine pour redonner un semblant d’intérêt à la vie des Scavo. Aussi, qu’advient-il de Stella ? Espérons que l’on en apprenne plus au cours de la saison car autrement cela aura encore été une intrigue bouche-trou.

Chez les Solis, on ne cesse d’alterner entre humour et drama. Parfois pathétiques, les petites manigances de Gaby pour ne pas aller chez la psy sont en accord avec la personnalité souvent puérile de cette dernière. Néanmoins, l’intrigue est surexploitée et se solde par une révélation qui avait déjà été suggérée quelques saisons passées il me semble. Et le lien entre les abus subis étant enfant et le délire avec la poupée suite au départ de Grace n’est pas évident… En clair, Gaby est toujours autant perturbée psychologiquement qu’elle l’était au début.

La grande « révélation » de l’épisode, ou plutôt confirmation, c’est que Zach est donc bel et bien celui qui a tiré sur Paul. Alors qu’on s’imaginait déjà la vendetta de Paul envers son fils, quelle déception de le voir s’allier gentiment à Mike pour aider (et non pas tuer !) Zach. Au contraire, on appréciera les flashbacks sur la vie de Zach et la nouvelle dynamique entre Mike et Paul. Le projet de vengeance de Paul étant à présent aux oubliettes, la storyline prend un tournant trop ordinaire à mon goût, à moins que Zach et Beth n’aient pas encore dit leur dernier mot.

Enfin, l’ennui est à son paroxysme avec l’intrigue Bree/Charlie/Keith. Évidemment, Bree reprend ses esprits et se rend compte que Keith a le droit de savoir pour son fils. Imaginant déjà la fuite d’Amber, laissant Bree avec Charlie sur les bras, la décision d’une révélation en douceur de Bree était la plus judicieuse. Pour en arriver là il aura tout de même fallu supporter les coïncidences et péripéties grotesques qu’a connues la storyline. Reste à voir comment Keith va réagir et ce que Bree mettra en place pour sauver son couple.

En conclusion, Flashback déçoit après ce petit mois de pause. Il ne révèle presque rien, stagne et parvient à intéresser seulement quelques minutes avant la fin.

avatarUn article de .
1 commentaire