Carlos commence à s’inquiéter pour la santé mentale de Gaby, alors que Paul organise une sortie en forêt avec Beth, et Renee est engagée par Lee et Bob pour décorer la chambre de leur fille. Lynette tente de dissuader sa mère de se marier, Bree fait la rencontre d’une ex-petite-amie de Keith, et Susan essaye de se faire des amis durant ses dialyses.

Après une première partie marquée par sa légèreté et de nombreuses scènes humoristiques, chaque storyline prend un tournant radicalement plus dramatique en seconde partie. Chez les Solis, Carlos comprend enfin que Gaby est dans une mauvaise posture. Pour cela il aura tout de même fallu l’intervention de Mrs McCluskey, qui nous offre au passage une scène hilarante avec Gaby. Son ingérence est une très bonne idée, car seule une personne extérieure, aimée et respectée des Solis, pouvait faire avancer la situation. Il n’aurait pas été crédible que Carlos, par lui-même, prenne conscience de la réalité, au vu de ses précédents faits d’armes… Pour terminer, la réaction impressionnante et hors de proportion de Gaby lors du vol de la voiture (et donc de la poupée) force cette dernière à affronter la réalité à son tour : Grace est partie, et Princess Valerie ne suffira pas à la ramener. On aperçoit enfin une sortie de secours pour Gaby, qui devrait pouvoir bénéficier d’un encadrement psychologique. Dernière storyline encore en suspens : la révélation à Carlos qu’Andrew est responsable de la mort de sa mère, Juanita.

Quant à Susan, elle ne fait qu’acte de présence, justifiant parfaitement le titre de l’épisode. Engoncée dans sa storyline médicale, qui offre pour le moment peu de perspectives scénaristiques (à part peut-être la mort ou une transplantation rapide), elle tente de se rapprocher de ses compagnons d’infortune. D’abord lassante, l’intrigue se termine sans trop de dégâts. Dans la même idée de storyline à l’utilité toute modérée (voire nulle en l’occurrence), celle de Lynette avec sa mère est néanmoins très agréable à regarder. Drôle et touchante à la fois, elle nous permet de découvrir Larry Hagman en nouveau beau-père de Lynette, aussi impitoyable dans Desperate Housewives que son univers l’était dans Dallas ! Quant à Renee qui, jusqu’à présent, a montré un dégoût et un mépris sans borne envers les enfants, elle révèle son désir passé d’être mère. Cette part de sensibilité, jusque-là insoupçonnée, rend Renee attachante bien sûr, mais ne m’enchante guère. Féministe dans l’âme, je commence à me lasser de cette convenance qui veut qu’une femme forte et pleine de convictions soit plus faible et sensible qu’elle ne le paraît. J’adore la Renee dynamique, sans foi ni loi, méprisant les petites personnes et j’ai ainsi hâte de voir ce qu’il adviendra de sa relation avec la fille de Lee et Bob, une future mini-Renee ?

Bree se recentre sur son couple, mais cette fois, après Orson et les parents de Keith, c’est une ancienne petite amie de Keith qui vient semer la pagaille. Bien que l’on devine vite ce qui se trame derrière sa venue, ça n’en est pas moins étonnant. C’est d’ailleurs une très bonne future porte de sortie pour Keith, qui s’accroche coûte que coûte à son histoire avec Bree ; cette dernière signe son retour dans le drama par son surprenant, mais compréhensible revirement. Il faut donc s’attendre à voir revenir la petite famille dans un futur proche – pour les Sweeps peut-être ?

La sortie dans les bois prévue par Paul fait sérieusement craindre pour la vie de Beth, d’autant que celle-ci n’hésite pas à en sortir des belles : « You can be happy Paul. You just need to identify what’s negative in your life and then get rid of it »! Une dose de suspense qui s’évapore très vite lorsque Paul comprend que l’arme du tireur n’est autre que celle de son fils (et celle dont s’est servie Mary Alice pour se suicider). Beth n’est donc pas l’instigatrice de l’assassinat, mais elle est réellement éprise de son mari. Rien n’empêche alors de l’imaginer comme une future alliée dans la lutte de Paul contre son fils.

Dans la veine de l’épisode précédent, et comme suggéré par le titre, beaucoup de guests et de nouveaux personnages ont fait leur apparition, ce qui ne dissimule cependant pas des storylines parfois faiblardes et aux airs de soap. À l’approche des Sweeps, et avant une petite pause, on ressent bien que chaque intrigue est en train de lentement s’installer, se réservant malheureusement pour plus tard. Enfin, I’m still here aurait pu bénéficier d’un petit cliffhanger afin de patienter jusqu’à la reprise de la série.

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