Desperate Housewives – If … (6.11)

Susan, Lynette, Gaby, Angie et Bree profitent des quelques heures de l’après accident pour s’imaginer un futur pas toujours rose selon les cas.

Mary-Alice : And then the priest said : « the best way to honore those who die is to focus on what was and to keep on living the best way we know how. And in time that’s exactly what my friends would do ».

Difficile de chroniquer cet épisode de reprise sans en révéler le principal spoiler à savoir l’identité du, de la ou des morts. Mais partant du principe que si vous lisez cet article, vous avez vu l’épisode, ça ne devrait pas être un très gros choc (attention, dernier avertissement, ne lisez plus si vous ne voulez pas savoir).

Marc Cherry et ses scénaristes abordent ces événements dramatiques par une pirouette scénaristique bien connue des sériephiles, une vision du futur par personnage. Ainsi, qu’elles soient accompagnantes ou victimes, les femmes de Wisteria Lane vont se prêter au jeu du vieillissement et du grossissement avec plus ou moins (surtout moins) de réussite et d’intérêt à l’image de l’épisode.

Le crash d’avion va faire au total 3 victimes. La première arrange bien les affaires d’Angie puisqu’il s’agit de Mona, la voisine manipulatrice. À cet égard la réaction de la blonde quand dans un premier temps l’infirmière lui annonce que Mona va survivre est à mourir de rire (« mais enfin, elle s’est pris un AVION ! »). L’occasion pour « Madame Bolen » de s’imaginer rattrapée par son mystérieux passé (quasiment toujours aussi nébuleux pour nous) et en taule.

La seconde victime n’est autre que Karl et ce décès va bien évidemment conditionner les visions de Bree (qui a décidément un sale karma, Orson se retrouvant paralysé) et de Susan.

La première entrevoit ce qu’aurait pu être sa vie de femme mariée à Karl, grosso modo la même chose que ce qu’a vécu Susan dans le réel. Lune de miel, puis les tromperies et surtout l’amère déception d’avoir fait le mauvais choix. Marcia Cross donne le meilleur d’elle-même dans cette scène où elle constate qu’Orson est sûrement mort de chagrin à cause d’elle.

La vision de Susan tourne aussi très bancalement autour de son ex-mari infidèle. Et si elle était restée avec lui pour Julie ? Et bien, elle se serait vengée sur la nourriture. Sur ce, entrée de Fat Susan qui saute sur le nouveau plombier parce que Monsieur se fait sa secrétaire. Ce n’est pas très fin, pas très intéressant et pas très bon (personne ne fera mieux que Fat Monica dans Friends !)

Mais il y a plus pathétique et plus mal négocié. Bienvenue dans la vie (mal) ridée de Gabrielle, laquelle suite au sauvetage de Célia, a développé une obsession du ma-fille-a-été-sauvée-par-Dieu-pour-une-raison. Fixette qui a tué son mariage dans l’œuf et l’a laissé sans le sou. Le maquillage poussif d’Eva Longoria n’aide pas à apprécier cette intrigue ridicule.

En revanche, qui l’eut cru, les problèmes de grossesse de Lynette remontent le niveau et Felicity Huffman est tout simplement fabuleuse dans cette vision cauchemardesque d’un avenir où son seul fils survivant est atteint de gros troubles moteurs. Sa scène de crise dans la cuisine avec son enfant adolescent est tout simplement parfaite et douloureuse.

Alors que manquent à l’appel Orson et Katherine, les héroïnes de Desperate Housewives pansent leurs blessures dans un épisode pas aussi réussi qu’il aurait dû. Dommage, il y avait de la matière.

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