Quand Gaby et ses filles restent temporairement chez Bree, cette dernière doit faire appliquer sa discipline avant que Juanita et Celia ne détruisent sa maison. Pendant ce temps, Tom engage Lynette et Renée pour décorer son bureau, et son épouse a sa propre vision de ce qu’elle pense bon pour lui. Enfin, pendant qu’elle prend soin de Paul, Susan apprend que Felicia est sortie de prison et vit à Wisteria Lane.

Cette semaine, on avance très rapidement du côté de Paul, Felicia et Susan. La mère de Beth enclenche sa vengeance et celle-ci se fera par empoisonnement. Après le choc des retrouvailles, Susan n’hésite pas beaucoup à faire amie amie avec l’ancienne détenue, ce qui permet à celle-ci d’avoir accès à la nourriture de son ennemi. Ce trio improbable est en définitive plutôt efficace même si, encore une fois, c’est trop rapide pour être crédible. Le but est bien de nous amener au cliffhanger final avec Paul prêt à passer l’arme à gauche (pour la deuxième fois cette saison).

Autre raccourci bien pratique, les problèmes d’argent des Delfino s’envolent. Un retour de la famille qui avait été exilée de Wisteria Lane toute l’année se profile donc pour les derniers épisodes. Mais vu le peu d’impact que leur départ avait eu sur la série, leur déménagement ne présente pas plus d’enjeux.

De cette partie, on retiendra surtout la toujours rafraîchissante amitié entre Susan et Paul, ainsi que la petite pointe d’humour avec Felicia forcée de goûter son gâteau empoisonné.

Un peu plus loin dans la rue, Gaby emménage chez Bree et le clash attendu se produit. Comme du temps où la rousse gardait les jumeaux Scavo (et oui, encore une intrigue recyclée), Juanita et Celia sont intenables et ont besoin de discipline. À défaut d’être original, cela permet de recentrer le personnage de Bree, que sa romance avec Keith avait totalement dénaturé. Et en parlant d’intérêt romantique, le détective Vance (Jonathan Cake) fait son entrée dans la série. Il s’agit pour l’instant d’un inspecteur typique, tout en mystère, et on ignore dans quelle mesure il aura un rôle dans la fin de saison. Sa profession l’aidera sûrement à avoir plus de consistances que Keith, le boy-toy.

L’intrigue prend un tournant plus sérieux (et plus intéressant) lorsque Carlos apprend à Juanita la raison de sa dispute avec Gaby. C’est gros, voire inconsidéré de sa part, mais la situation n’était pas faite pour durer et Gabrielle finit par ré-emménager avec sa famille. Pouvait-il en être autrement ? Cette histoire aura été traitée avec un manque de finesse totale, et on a presque l’impression que les scénaristes ont voulu se débarrasser d’un poids qu’ils se traînaient depuis des années. Comme toujours, l’attitude désinvolte de Gaby sauve les meubles de justesse.

Enfin, Lynette a toujours autant de mal à s’habituer au nouveau job de Tom, et cela s’exprime par de la décoration d’intérieur. Il n’y a pas grand-chose à en dire: c’est prévisible, vu et revu, et les scénaristes stagnent tant et plus. Comme souvent pour les fins de saison, on sous-entend une possible rupture du couple Scavo qui jusque-là n’a jamais eu lieu.

À trois épisodes de la fin de saison, Desperate Housewives passe un coup d’accélérateur plus ou moins réussi, ce qui donne l’impression que la plupart des intrigues sont arrivées à épuisement. L’épisode suivant se devra donc de présenter de nouveaux enjeux, car, outre le sort de Paul, cela reste encore très mince.

avatarUn article de .
0 commentaire