Fortes de leur amitié naissante, Gaby et Renée se livrent quelques secrets alors que le mari de la seconde refait surface. Lynette doit faire face au changement de comportements des hommes de la maison en présence de la mère de Tom. Bree n’arrive pas à tenir la route face aux exigences sexuelles de Keith alors que Susan raconte tout à Lynette.

Gaby : Being married to a pro athlete, it must be a nightmare.

Cette semaine, pas de sac à main ou autres objets, sentiments, traits de caractère pour servir d’appui à la morale de Mary-Alice. D’ailleurs, il n’y en a pas puisque l’épisode se termine sur un rappel : Paul Young va faire payer ses voisins pour ce qu’il croit qu’ils lui ont fait ! Oui, c’est bon, on avait cru comprendre ! Et puisqu’il n’y a pas grand-chose à dire de nouveau, on commence avec une guest, la chanteuse Dana Glover, habituée des BO de films comme Shrek qui campe la Desperate Housewives qui se rebelle, se met joliment au piano et offre le parfait écrin à une bataille de « gorgeous latino/black ».

L’année dernière, Marc Cherry faisait mumuse avec le temps à coup d’épisodes déstructurés. Cette année, il fait une tournante de duos avec son nouveau personnage phare, Renée. Ainsi, après ses retrouvailles avec Lynette, sa compétition avec Bree, la voilà cul et chemise avec Gaby.

Et quoi de plus normal puisque comme le souligne, hilare, Lynette, elles sont tout autant superficielles et viles. Mais elles sont funs ! Certes, leur storyline n’est pas d’une originalité flagrante, mais Eva Longoria (c’est moi ou il y a beaucoup de private joke sur sa vie privée dans cette saison !) et Vanessa Wiliams font vraiment la paire et au moins Gaby est occupée à autre chose que poursuivre sa fille biologique.

La partie très gros éclat de rire est, une fois n’est pas coutume, assurée par Bree. Eh oui, c’est formidable de sortir avec un trentenaire et de faire l’amour 3 fois dans la même nuit ! Mais ça a aussi ses limites et la pauvre en a même du mal à marcher. Marcia Cross le joue avec brio et on ne peut pas faire autrement que d’être plié en deux quand elle dit à ses copines qu’elle doit agir avant d’avoir à vie la démarche de John Wayne ou quand Keith (oh, le joli tatouage « Megan » !) se pointe dans la douche et qu’en référence à la fameuse scène de Psychose, elle lui assène : « J’espère que tu es venue pour me poignarder » ! C’est donc très drôle et aussi très mignon dans la résolution. Bree accepte finalement quelqu’un qui n’a pas son intelligence ni sa condition sociale, c’est un grand pas pour elle.

Je dois dire que je craignais le pire du côté des Scavo avec l’arrivée de la mère de Tom incarnée par la formidable Lois Smith. D’ailleurs, ça part très mal avec une Mémé coincée dans un épisode de Mad Men et qui pense que la femme doit rester à la maison et s’occuper de l’homme. Tom en profite et est à baffer et pour une fois, on comprend l’exaspération de Lynette. Mais il apparaît très vite que Grand-Mère couve un Alzheimer. Ce qui a de bien, c’est que sans le savoir, Lynette se rapproche de sa belle-mère et c’est très attachant.

Enfin, il y a Susan qui, bien évidemment, se retrouve acculée par son mensonge. C’est franchement triste et pathétique et c’est une bonne idée que le secret soit enfin partagé avec une de ses amies, en l’occurrence Lynette, décidément sur tous les fronts. Sauf que les choses vont forcément aller de mal en pis.

À l’arrivée, Let Me Entertain You est une invitation plutôt réussie. Ce n’est pas du grand Desperate Housewives comme autrefois, mais l’épisode dispose d’assez de scènes drôles et émouvantes pour s’en sortir honorablement.

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