Desperate Housewives – Mama Spent Money When She Had None (5.14)

Lynette et Tom se voient forcés de mettre en vente leur coupé sport et de céder à la générosité de Bree, au moment même où celle-ci fête le succès de son livre en s’offrant une nouvelle voiture hybride dernier cri. Susan est prête à tout pour envoyer MJ dans une prestigieuse école privée alors que Mike et elle n’en ont a priori pas les moyens. Gabrielle décide, elle, de faire de l’exercice avec Edie pour retrouver sa silhouette et sa vie d’autrefois. Enfin, l’étau se resserre autour de Dave Williams, suite aux soupçons grandissants de certains membres du quartier.

Quoi de plus efficace, en ces temps de crise, que de parler d’argent ? Peut-être commencer par s’abstenir de nous rabattre les oreilles avec le sujet qui fait la une de tous les médias depuis plusieurs mois. Après une pause de trois semaines, les scénaristes de Desperate Housewives ont pourtant jugé opportun d’attaquer le deuxième semestre sur un thème que les Américains connaissent bien, une valeur sûre et prolifique : money, money, money. L’éternelle hiérarchie sociale entre les banlieusards qui exhibent des signes extérieurs de richesse acquis à la sueur de leur front et ceux qui n’ont – plus – rien d’autre à exhiber que leur humilité. Leur but ? Nous montrer en creux que la famille, l’amour et l’amitié sont des valeurs bien plus profondes que l’argent, évidemment. Que d’originalité !

La recette n’est que trop simple, les ficelles apparentes et la machine un peu rouillée. Premièrement, cette histoire d’école primaire hors de prix dans laquelle Susan veut scolariser son fils sent le réchauffé, Lynette et Tom étant eux-mêmes allés, au tout début de la série, jusqu’à vendre leur bateau pour faire passer l’éducation de leurs enfants avant tout.

Ensuite, le collier de fausses perles offert par Mike à Katherine rappelle étrangement la rose rouge – ‘parfaite, comme vous’ – que Gabrielle avait reçue de son jardinier dans l’épisode 1.2 et qui représentait tant à ses yeux.

Pour finir, on prend deux amies aux situations financières opposées – ici une Lynette dans le besoin et une Bree au sommet de sa réussite -, auxquelles on ajoute une pincée de compassion et un brin de charité, pour obtenir… un remake de l’épisode 1.16. Mais si, souvenez-vous, la problématique était la même, à l’exception près que c’était au secours de Gaby et de ses canalisations bouchées que volait alors Bree. Il y a donc certaines choses qui ne s’achètent pas, pour le reste il y a… disons, le carnet de chèque de Bree Van de Kamp ; voilà la morale, très américaine, de cet épisode.

Les scénaristes sont en fin de compte allés piocher dans la saison 1, sans grand succès, pour retrouver l’inspiration, mais ont malencontreusement perdu en cours de route l’art de faire durer le suspense. Le mystère Dave Williams commence certes à se dénouer, Lee et Bob étant les premiers à formuler des soupçons contre lui, Tom lui infligeant même une rapide correction, mais l’épisode manque cruellement de dynamisme et d’intensité dramatique.

Heureusement que le Boot Camp de Gabrielle et la maladresse légendaire de Susan sont là pour nous offrir de belles scènes burlesques, et que la Fashion Gaby des saisons précédentes – le côté superficiel en moins – fait son grand retour dans une splendide robe rouge, parce que ça c’est bon ! Pour le reste, been there, done that.

Commencerait-on à trouver le temps long à Wisteria Lane ?

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