Afin de s’acquitter d’une étape des Alcooliques Anonymes, Andrew décide d’avouer à Carlos qu’il a tué sa mère par accident, ce que Bree et Gaby tentent d’empêcher. Felicia propose une réconciliation à Paul en allant répandre les cendres de Beth dans les bois. Lynette découvre que l’argent que rapporte Tom à la maison est un substitut à sa présence. L’ami de dialyse de Susan décède et elle se retrouve avec une chance insolente, notamment au jeu.

En cette saison 7, les miracles existent encore à Wisteria Lane : la série nous offre un bel épisode parfaitement exempt de l’habituelle exagération des situations et d’héroïnes toujours plus pénibles. Cette fois-ci, Desperate Housewives donne dans le grave avec finesse et ce n’était pas arrivé depuis très longtemps.

Pourtant, on était en droit de craindre le pire lorsque Renée se décide à emmener Lynette faire du shopping ou que cette dernière découvre qu’il faut choisir entre un mari fauché qui est présent et un mari plein aux as que l’on ne voit jamais. Le penchant naturel du personnage pour le mélodrame devrait cependant ne pas en rester là malgré le bouquet de fleurs final.

D’ailleurs, c’est assez rare pour être signalé, mais Lynette fait partie des personnages qui font rire cette semaine avec son débarquement dans le jet privé de la compagnie de Tom, sublimement habillée, coiffée et maquillée et remuant du popotin pour exciter son mari. Bien sûr, la redescente sur terre n’en sera que plus difficile.

Ça faisait un bon moment que l’on ne les avait pas vu en duo – et il ne faut pas trop s’attendre à une redite avant un certain temps – mais c’est un vrai plaisir que de retrouver Gaby et Bree, alliées pour le meilleur et pour le pire et paniquées au possible à l’idée que Carlos tue de sang-froid Andrew. Leur arrivée dans le cabanon et l’énumération des fausses preuves (la pelle…) du meurtre sont hilarantes. La suite l’est beaucoup moins, mais le faux huis clos qui s’ensuit est du plus bel effet. On regrettera que les explications entre Andrew et Carlos ne nous soient pas montrées dans leur intégralité. Ricardo Antonio Chavira aura rarement eu à jouer une aussi intéressante et puissante partition. Son laïus final envers Bree est impressionnant et on ne doute pas une minute que si l’une ou l’autre des femmes s’amuse à transgresser les règles, elle le regrettera très amèrement.

L’autre intrigue difficile de l’épisode est celle de Susan qui renoue avec ce côté sombre qui lui va fort bien et permet à Teri Hatcher d’être convaincante. Après ses épreuves physiques, Susan souffre du complexe du survivant, renforcé par la perte de Dick, l’ancien indésirable de dialyse qu’elle avait réussi à apprivoiser. Le résonnement de la brune a beau être simpliste (pourquoi lui et pas moi ?), il est fort joliment mis en place. La bonne idée est d’avoir associé Susan avec Roy qui fait office de confident. Voilà un binôme des plus attachants.

La plus grosse faiblesse de l’épisode est sans nul doute l’histoire cousue de fil blanc de la trêve entre Paul et Felicia, à nouveau habitante de Wisteria Lane grâce au testament de sa fille. Si l’interprétation des deux acteurs est bonne, le reste sonne comme une grosse perte de temps ou au moins une façon de rebondir maladroitement sur le suicide de Beth. Il paraît évident dès le départ qu’un cessez-le-feu entre ces deux ennemis jurés est impossible.

Malgré une Renée qui fait de la figuration et des intrigues qui auraient pu être plus creusées, Moments in the Woods rehausse le niveau de cette saison bien peu enthousiasmante. Pourvu que ça dure !

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