Alors que Bree intègre Sam dans la famille au grand dam d’Andrew et d’Orson, Gaby et Susan se livrent à une bataille de vente de chocolats pour leurs enfants. La relation de Katherine et Robin est apprise de tout le voisinage, Patrick Logan se rapproche des Bolen alors que Nick veut dire à Danny qu’il n’est pas son vrai père. C’est la guerre ouverte entre Lynette et la blonde fiancée de Preston.

Mary-Alice : You should never trust family photos.

Ah, l’épisode riche que voilà. Riche en pistes, en thème, en humour, en bons mots (le « Willy Wonka » de Gaby à l’attention de Susan !), en bassesse, en idiotie, en danger, en tristesse. Car selon toute vraisemblance, nous perdons l’une de nos Desperate Housewives.

Il faut dire qu’elles ne sont pas très faciles à suivre, Katherine et Robin et, ce depuis le début de leur histoire d’amour. Mais s’il s’agissait là du dernier épisode de Dana Delany (appelée pour un pilote de nouvelle série), c’est une honte de faire partir le personnage sans adieu, dans la nuit, comme si les 3 dernières saisons n’avaient pas compté. Enfin quoi, c’est Katherine Mayfair quand même ! Pour autant, l’affaire a été rondement menée dans cet épisode de « l’humiliation publique » plutôt drôle aux conseils avisés de Karen (ah Karen, la seule femme à avoir un cancer des poumons express et à en célébrer la perte) pour finir par une belle scène de décision commune.

Dans la famille « oublie vite le passé et refait continuellement les mêmes erreurs », je demande Bree ! Ainsi la voilà qui accueille PsychoSam (marque déposée par mon collègue Nicolas !) à bras ouvert, brisant ainsi le cœur de son fils avec lequel elle a eu tant de mal à se reconnecter. Il est devenu touchant cet Andrew en plus d’être complètement craquant et la relation de confiance qui s’établit entre lui et Orson fait mouche. Ces deux-là vont mettre à terre Monsieur Dents blanches en allant fouiner dans sa vie. Il est également amusant de voir Bree regretter Rex et louer l’époque de leur mariage. Euh, Bree, je te signale que nous étions là et que c’était l’enfer alors ne nous réécrit pas l’histoire version Petite maison dans la prairie !

Belle reprise du côté des Bolen avec une facette du couple Nick/Angie que nous n’avions pas vraiment vu jusqu’ici et en particulier du personnage de Nick en papa poule. Ca arrive un peu comme un cheveu sur la soupe (il ne m’a jamais semblé que le père et le fils étaient si proches) mais les sentiments de Nick à l’égard de Danny et son besoin de lui dire la vérité sur son vrai père sonnent juste, notamment grâce au jeu de Jeffrey Nordling.

En parlant interprétation, c’est un peu too much entre Susan et Gaby, les deux actrices (surtout Teri Hatcher) en faisant trop et mal dans cette guerre sur fond d’amour maternel et de barres de chocolats. Il serait peut-être bon que les scénaristes consultent leur bible ou regardent les épisodes des années passées parce qu’il me semble que le coup du gamin en fauteuil roulant ou quelque chose d’approchant a déjà été fait par Lynette avec l’un de ses fils. Mais bon, la morale triomphe, c’est déjà ça de pris.

On termine avec une Lynette de plus en plus enceinte et en danger d’évincement du cœur de son fils au profit de Barbie Diamant. Toutes les entourloupes de Mama Scavo tombent à plat, elle se prend une casserole de borsch (bizarrement devenu froid !) en pleine figure mais continue de garder son calme. C’est étonnant, avec les hormones qu’elle se trimbale, Blondie devrait déjà être sous les roues d’une voiture ! (oui, c’est un vœu !)

Avec une menace qui se rapproche dangereusement, My Two Young Men s’inscrit un peu dans la lignée des deux précédents épisodes. Soit de bonnes choses mais trop d’éparpillements pour donner lieu à de vrais développements. Pour autant, ça se suit sans déplaisir aucun. Juste un peu de déception que ce ne soit pas meilleur.

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