Desperate Housewives – Never Judge a lady by her Lover (6.03)

Gabi recroise la route de John Rowland, son ex-amant ce qui alarme Carlos. Lynette, qui vient d’obtenir une grosse promotion, cache à ce dernier sa grossesse. Persuadée que Danny a agressé sa fille, Susan monte tout Wisteria Lane contre la famille Bolen. Vexée que Karl la ‘trompe’ avec une jeunette, Bree décide de prendre sa revanche.

Mary-Alice : On this street, the day begins with a cup of coffee.

Ça commence avec du café, ça se termine avec du café, ce sacro-saint rituel matinal qui détermine la suite d’une journée. À ce propos, il ne faut pas rater la seule et unique apparition de Katherine dans cet épisode, les cheveux en bataille, la figure chiffonnée en attente du précieux sésame.

Un troisième épisode qui manque un peu d’entrain, mais choisit de parler avec intelligence des trop faciles chasses aux sorcières lancées entre voisins dans les banlieues (pas forcément américaines). Et je ne crois pas que cet angle d’approche ait déjà été utilisé dans la série. Jusqu’ici on a beaucoup soupçonné (parfois pas assez non plus, cf. Mary-Alice) mais on est jamais allé, comme le fait ici Susan, jusqu’à faire de la vie des voisins un enfer en jouant sur la peur collective.

Bien sûr, on peut la comprendre, Julie est mal en point, pour elle, le Mal est en face et il faut avouer que les Bolen ne font rien pour rassurer leur monde (à commencer par leur propre avocat, Lee). Mais il est difficile de l’excuser, car jouer avec la vindicte populaire est une action dangereuse et sans point de retour. Angie (Drea de Matteo), qui devient un personnage emblématique et complètement passionnant, le comprend avant tout le monde alors que Susan le découvre un peu tard comme toujours. Là encore, la fin a beau être très belle, pas sûr que la réconciliation soit aussi simple.

Si l’on en sait toujours assez peu sur les (faux) Bolen, il ressort de la belle discussion entre Angie et son fils l’impression que Nick n’est pas le père du garçon, car elle s’excuse de l’avoir « élevé dans de telles conditions, toujours en fuite ». En tout cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti.

Sur un plan plus léger, Gabi fait une fois de plus le constat que son passé est désormais bien derrière elle. John Rowland (Jesse Metcalf) est de retour et n’a plus rien à voir avec le jardinier d’autrefois. Propriétaire d’un resto, divorcé, il engage Ana comme hôtesse et notre Gabi voit rouge. Carlos est dès lors persuadé qu’elle est jalouse de l’attention portée à sa nièce. Mais il n’en est rien. Gabi a mûri, elle a d’autres priorités. Certes pour une femme comme elle, vieillir (même très bien) n’est pas facile, mais elle aime sa vie. Period !

De son côté, la relation Karl/Bree est en train de prendre une tournure particulière… pour eux en tout cas. Parce que dès le départ, il m’est apparu assez clairement que ces deux-là allaient finir par nous faire des petits. Et fidèle à elle-même, la rousse est somptueuse dans sa façon de réagir à ses sentiments inédits.

Enfin, là où le ridicule n’est pas loin c’est dans la situation risible dans laquelle se fourre Lynette. D’ailleurs, je suis d’accord avec leurs gamins : « Vous êtes inconscients ou quoi ?! ». Voilà déjà 3 épisodes que cette grossesse apparaît comme une erreur et on ne voit pas trop comment ça pourrait évoluer vers du positif.

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