Desperate Housewives – Nice is different than good (6.01)

Quelques semaines avant le nouveau mariage de Mike et Susan, cette dernière n’a toujours pas parlé à Katherine alors que Gaby se débat avec la jeune Ana. Lynette a du mal à accepter sa nouvelle grossesse et Bree en fait voir de toutes les couleurs à Karl. Un couple avec un adolescent s’installe dans la maison de Mary-Alice.

Mary-Alice : It’s not hard to find sin in the suburbs

Pour son retour, Desperate Housewives adopte une ligne narrative à rebours, à l’inverse de celle du double épisode de Grey’s Anatomy. Puisque tout se terminait la saison dernière sur le mariage de Mike avec une mystérieuse personne, Marc Cherry a décidé d’égrainer son récit à compter de 9 semaines avant l’événement. Mais point de suspens, on sait dès le départ que la mariée est Susan.

La pauvre Katherine se fait donc méchamment larguer par Mike et sa rancœur n’en est que plus exacerbée dès lors que Susan fait ce qu’elle fait le mieux (en plus de se vautrer) : fuir. Un silence qui va coûter cher à la belle brune, car on sait d’ores et déjà que Katherine ne lâchera pas l’affaire et va s’attacher à pourrir la vie des jeunes mariés.

Doucement, mais sûrement, d’autres affaires se trament à Wisteria Lane.

Gaby se heurte à la nièce de Carlos et refuse de signer les papiers qui feraient d’elle la tutrice de la jeune fille. Fidèle à elle-même, elle n’hésite pas à mettre la honte à la gamine en allant la chercher en boîte de nuit (formidable scène). Et comme souvent avec ce personnage, c’est à mourir de rire. Là aussi, il ne faut pas avoir fait science-po pour comprendre qu’Ana et Gaby ne vont pas tarder à s’aimer comme mère et fille, simplement parce qu’elles se ressemblent terriblement.

Les enfants, ça craint ! Tel pourrait être le mot d’ordre d’une Lynette anéantie par sa double grossesse. Et là, je dois dire que c’est la ligne scénaristique qui me met hors de moi. Il est clair depuis le début que Lynette ne veut pas de ces nouveaux enfants dans sa vie. Et pas une minute, le très conservateur Cherry n’évoque l’idée d’un avortement. Vous m’objecterez que sans grossesse, pas d’histoire pour les Scavo cette année et vous aurez raison. Mais tout de même, je ne peux m’empêcher de trouver ça affreusement réac’.

Dans la famille badinerie, je demande Bree future ex Hodges qui n’a qu’une envie : se faire son bel avocat. Sauf que pas n’importe où, pas n’importe comment, pas tout de suite, pas comme ça. Le pauvre Karl en perd ses tables de loi (mais pas ses tablettes de chocolat, pas mal le Burgi pour son âge !). Où cela va-t-il nous mener ?

Enfin, que serait un premier épisode de saison de Desperate sans l’introduction du nouvel élément perturbateur. Incarné par l’excellente Drea de Matteo et Jeffrey Nordling, que nous cache donc le nouveau couple de Fairview en plus d’une vilaine brûlure dans le dos et d’un fils adolescent psychopathe ? Sont-ils mêlés à l’agression de Julie ?

Pour être honnête, le retour de Desperate Housewives ne se fait pas en fanfare, l’épisode souffrant d’un manque de rythme certain, heureusement compensé par quelques scènes terriblement jubilatoires : le shopping drap et coussins de Bree, l’enfermement de Katherine dans le placard, les confidences de Karen à Gaby dans la voiture…

Mais peut-être, assistons-nous aux prémices d’un autre retour, bien plus important, celui du personnage de Katherine Mayfair, mis en sommeil depuis la saison dernière. Il ne faut pas rater le regard embué de Dana Delany lorsque Susan lui fait son discours d’excuse alors que la minute d’après elle, la larme effacée, elle lui glisse que ça n’effacera rien. Terrifiant tout simplement.

Kate is back, baby !

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