Susan apprend que si elle ne reçoit pas une transplantation rénale rapidement, elle risque de mourir. Pendant ce temps, jalouse du numéro de la fille adoptive de Bob et Lee pour un spectacle local, Gaby pousse Juanita à préparer le sien; Bree s’engage à trouver un donneur pour Susan; Lynette est sceptique lorsqu’elle apprend que Renée veut un enfant. Enfin, Beth Young a dû mal à trouver un but à sa vie, maintenant que Paul l’a mise à la porte.

Comme le titre l’indique, les personnages se cherchent dans ce nouvel épisode de Desperate Housewives. Pour être plus précis, ils cherchent comment combler le vide de leur existence. Une chose est sûre, ce n’est pas le vide scénaristique qui ressortira comblé après ce Searching. Le problème majeur de l’épisode, comme souvent d’ailleurs, est qu’il y a trop d’intrigues: une pour chaque housewife, y compris Beth et Renée. Le résultat fait que tout est traité de façon superficielle et on passe à côté des séquences émotions.

Une dont on aurait très bien pu se passer c’est Gabrielle. On a vu ce type d’histoire des centaines de fois, et les rivalités entre parents ne sont jamais très concluantes dans la série. Le but est clairement comique, mais on a du mal à esquisser un sourire tellement le comportement de Gaby est odieux, et pas dans le bon sens. L’histoire aurait sûrement gagné à avoir une intro digne de ce nom. Ici, on rentre direct dans le vif du sujet avec Gaby, sonnant chez Lee, venant l’agresser, sans raison apparente, sur son modèle d’éducation. Ses réflexions sont condescendantes, voire même franchement de mauvais goût. La suite rattrapera un peu le coup, mais cela reste globalement très faible.

La paresse des scénaristes continue avec l’intrigue autour du rein de Susan. Dire que c’est traité par dessus la jambe serait un euphémisme. On commence l’épisode en nous disant qu’elle va mourir, qu’il n’y a qu’une chance sur mille qu’elle trouve un donneur. Quelle blague! Au final, deux (!) de ses voisines (!) sont compatibles et prêtes à lui faire don. On aura à peine eu le temps de s’inquiéter et d’avoir une (petite) scène émotion pour le couple Delfino. Les réactions de MJ ou Julie auraient été intéressantes à voir, mais de toute façon tout va trop vite pour être réaliste. Il vaut mieux passer sous silence leurs escapades dans les bois, pour un pique-nique avec caviar et saumon fumé (ne sont-ils pas censés être fauchés ?). Au moins, on aura eu droit à toutes les housewives dans la même pièce. Il faut bien qu’une d’entre elle soit sur le point de mourir pour que les «amies» se réunissent !

Mais revenons-en à la thématique de l’épisode: le vide existentiel. Le thème était dès le départ trop profond pour la série. On ne s’étonnera donc pas de l’intrigue pathétique que Marc Cherry a réservée à Vanessa Williams. Qu’a-t-elle bien pu lui faire pour mériter un tel traitement, semaine après semaine ? Une intrigue médiocre donc, prévisible et déjà oubliée à peine l’épisode terminé.

Bree, en bonne chrétienne, cherche à combler son vide en aidant son prochain, dans le cas présent son amie Susan. La scène du brunch est amusante, tout comme sa discussion avec le révérend: deux scènes de réminiscences de la Bree des premières saisons, même si on en est loin. Cette histoire de rein reste la partie avec le plus de potentiel, car c’est tout simplement la seule intrigue au long cours, actuellement.

Le rebondissement final, aux allures de renvoi au Pilot, est efficace et inattendu, même si c’est une façon très facile de débloquer la situation. Il est vrai que le personnage de Beth avait perdu son intérêt, une fois son intrigue avec Paul close. Néanmoins, Emily Bergl manquera et il faut noter sa très bonne prestation dans cet épisode. Elle retranscrit merveilleusement la chute progressive de cette femme, qui n’a plus de raison de vivre. Dommage, encore une fois, que tout ça se passe aussi vite.

Desperate Housewives continue à faire le service minimum. À ce stade, la seule chose susceptible de réveiller Wisteria Lane de sa torpeur monolithique serait un non-renouvellement du contrat de Teri Hatcher, avec cette histoire de rein, en porte de sortie. On a bien le droit de rêver, non?

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