Desperate Housewives – The God-Why-don’t-you-love-me Blues (6.04)

Julie se réveille enfin, mais Susan découvre que sa fille n’a plus rien à voir avec l’image qu’elle s’en faisait. Lynette voit se retourner contre elle son silence à propos de sa grossesse. Inquiète de l’obsession de Katherine pour Mike, Bree la vire alors que Gaby découvre que John se rapproche d’Ana pour la rendre jalouse.

Mary-Alice : The sad truth is, we don’t know friends and neighboors.

Elle ne nous enfoncerait pas des portes ouvertes la Mary-Alice avec cette phrase passe-partout qui représente à elle seule toute la problématique de la série ??? Depuis 6 ans, Marc Cherry et son staff ne font que nous prouver qu’en banlieue, les gens sont comme les maisons : l’extérieur est joli mais l’intérieur est pourri. D’ailleurs, il aurait tout aussi pu appeler sa série « Suburbs suck » ! Toujours est-il que des années après, ça fonctionne toujours aussi bien.

La chasse aux sorcières contre les Bollen étant terminée (Angie organise même une fête pour son fiston au cours de laquelle les choses s’éclaircissent du côté de Nick et de Danny), on se recentre sur les Desperate Housewives, leur désillusion, leur nostalgie, leur inquiétude, leur mensonge.

Bonne nouvelle concernant l’histoire au demeurant la plus craignos de la saison, l’intrigue grossesse cachée de Lynette prend un tournant inattendu et drôle qui évite la consternation de justesse. Le quiproquo qui s’installe entre elle, dont les seins qui ont doublé de volume à cause de son état, et Carlos, qui pense qu’elle a des prothèses mammaires et lui demande d’inciter Gaby a en faire autant, est finement écrit. Et si les suppliques de son patron peuvent paraître terriblement sexistes (nouveaux atouts = nouveaux clients), Lynette est la première étonnée de l’impact que les seins peuvent avoir sur les hommes (euh, tu n’as pas 4 enfants ???). Qui plus est, l’histoire donne lieu à un superbe échange entre Tom et sa femme qui nous rappelle combien les Scavo sont faits l’un pour l’autre.

Bénie soit la (de plus en plus belle) Bree qui découvre non sans stupeur l’état psychotique de Katherine et tente de l’aider sans succès. Mary-Alice parle de « dépression nerveuse » dans son speech final, il semble que nous ayons dépassé ce stade. Elle est complètement à l’ouest, la Katherine ! Là encore, les interactions sont réussies et la scène de poursuite à la Benny Hill aurait pu paraître bien plus ridicule qu’elle ne l’est.

Depuis le début de la saison, c’est le personnage de Gaby qui s’oriente avec toujours plus de sens vers une vraie maturité. Normal, c’est la plus jeune du groupe et l’arrivée d’une jeune fille dans sa vie et le retour de son ex-amant lui font prendre du recul sur sa vie. Oui, elle est un poil jalouse de l’intérêt que John porte à Ana (qui est d’ailleurs feint pour la provoquer), oui, elle est devenue une vraie mère au foyer préoccupée par le réparateur ou les courses mais contre toute attente, elle aime sa vie. Bel exemple à donner, belle évolution de personnage.

Cet épisode réussi pour toutes les raisons précitées a toutefois un goût un peu amer. Le bas blesse du côté de Susan (c’est moi ou Teri Hatcher a de moins en moins d’expressions faciales ?). La dame a la mémoire très courte car au lieu de juger sa fille sur ses actes, certes pas très intelligents, découverts grâce au revenant Andrew, elle devrait se rappeler que Julie a un peu trop longtemps joué le rôle de la mère qui incombait pourtant à Susan et se satisfaire qu’elle soit simplement vivante, éplorée comme elle l’était depuis 4 épisodes.

L’identité de l’homme marié mystère, amant de Julie étant désormais révélée (ce qui explique la dispute Danny/Julie et donne quelques pistes sur l’attaquant), que nous réserve la suite de la saison ?

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