Gaby rencontre Bree en secret lorsque Carlos leur interdit d’être amies après avoir appris la vérité sur la mort de sa mère. Pendant ce temps, sauvée par le don de rein de feu Beth Young, Susan commence à rêver de Paul; Lynette est hésitante à accompagner Tom en tant qu’invité à une conférence; et Felicia essaie de regagner la confiance de Mrs. McCluskey dans sa campagne pour faire tomber Paul Young.

Cette semaine, dans Desperate Housewives, il est question de loyauté.

On poursuit la révélation autour de la mort de Mama Solis, avec les conséquences que cela implique pour l’amitié Bree-Gabrielle. En effet, dans un élan de machisme profond, arriéré, mais compréhensible aux vues des circonstances, Carlos demande à sa femme d’arrêter de voir son amie. Ça passe tout de même mieux que lorsqu’il lui avait défendu de fréquenter Lynette, après que celle-ci ait menti sur sa grossesse. Ce genre de situations reste toujours un peu risible, si on tient compte du peu de temps d’antenne que les housewives ont en commun. On aurait d’ailleurs aimé avoir la perspective des autres femmes au foyer sur le sujet.

Mais, pour les besoins de l’intrigue, on fera comme si Bree et Gaby étaient inséparables. Cette histoire de rendez-vous cachés, avec un parallèle amusant sur l’infidélité, est sympathique, bien qu’elle ne soit que prétexte à contourner le vrai problème. Le coup du gâteau était sûrement de trop et la confrontation tant attendue avec Carlos manque au final de panache. À avoir trop versé dans l’humour, cette partie de l’épisode finit par éluder les implications sérieuses que tout cela peut avoir sur la relation du couple Solis. Gaby en vient tout de même à se réfugier chez son amie, avec ses filles, ce qui n’est pas rien.

Susan se retrouve dans une situation similaire, mais avec une fin plus heureuse, lorsque Mike lui interdit de venir en aide à Paul, qui est soudainement devenu une loque. Les rêves érotiques de celle-ci laissaient présager le pire, mais les scénaristes ont eu l’intelligence de rester sobres. Non, ce n’est pas l’esprit de Beth qui se manifeste à travers la transplantation rénale. C’est seulement un amalgame entre une abstinence sexuelle prolongée et le désir d’aider son prochain. Ouf ! C’est d’ailleurs assez touchant lorsque Susan évoque le temps où Mary-Alice était encore là, et Paul n’était pas déjà un homme brisé.

Pendant ce temps, Lynette se la joue (un peu) révolutionnaire / féministe à une conférence lorsqu’elle doit se cantonner au rôle d’ «épouse» et ne peut assister aux séminaires comme son mari. C’est la partie la plus faible de l’épisode, et cela n’aide pas qu’elle soit aussi déconnectée du reste. L’intention est louable, mais il est difficile de compatir à des problèmes comme devoir aller au spa. Pour une fois, Tom n’est pas l’immature du couple et ça fait plaisir de voir de voir les rôles inversés. Quoi qu’il en soit, en cette fin de saison, il semble que Lynette va devoir apprendre à s’effacer et ravaler sa fierté, chose qui lui est toujours très difficile. Il reste qu’on a du mal à croire que les Scavo vont rester riches bien longtemps. C’est un virage très gros pour une série aussi allergique à tout changement.

Et en parlant de fin de saison, Felicia continue de (lentement) mettre en place sa vengeance contre Paul, en recrutant Mrs. McCluskey. Cette dernière se fait embobiner un peu trop facilement, et il est encore difficile de savoir dans quelle mesure celle-ci va jouer un rôle. Tant qu’elle continue à faire des confidences savoureuses sur sa vie sexuelle, l’humour sera sauf!

L’approche de la fin de saison semble avoir donné un nouveau souffle à Desperate Housewives. Même si certaines intrigues ne sont pas nouvelles, l’écriture se réveille pour que l’on n’ait pas l’impression d’un disque rayé. Somme toute, un épisode tout à fait plaisant.

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