Desperate Housewives – The story of Lucy and Jessie (5.17)

Alors que Bree tente de couvrir les honteux débordements d’Orson, Susan utilise des méthodes équivoques pour impressionner sa supérieure, qui se méprend au final sur la nature de ses intentions. Récemment promu depuis la mort de son patron, Carlos engage une de ses anciennes conquêtes pour le seconder, et se laisse convaincre par une Gaby jalouse d’embaucher Lynette, qui peine à trouver du travail et pourra, en douce, garder un œil sur les anciens amants. Pendant ce temps, Mike et Katherine se préparent à passer un dangereux week-end avec Dave, dont le secret vient d’être percé à jour par une Edie plus inquisitrice que jamais.

Après le final sanglant de dimanche dernier, qui avait logiquement suscité une certaine impatience chez les téléspectateurs américains comme chez moi, je m’attendais à un 17ème épisode plein d’action et de péripéties. Malheureusement, il semble que les scénaristes ne soient pas ici parvenus à tirer un réel profit de toutes les perspectives ouvertes la semaine passée, et aient du même coup laissé retomber une partie de la tension dramatique, seulement relancée dans les dernières secondes, alors que Dave monte en voiture avec Mike, Katherine et la claire intention d’accomplir sa vengeance personnelle. Déception ? Pas la moindre. Car ne nous y trompons pas, cet épisode a une véritable importance dans l’économie de la saison et, au-delà même, de la série dans son ensemble, et voici pourquoi.

La mort du patron de Carlos peut ne paraître déboucher que sur une nouvelle opportunité professionnelle pour le mari de Gabrielle. En réalité, c’est surtout une occasion pour cette dernière d’afficher à plusieurs reprises son côté vénal et hilarant : une première fois dans les minutes précédant les funérailles de Bradley, à l’annonce de la promotion inattendue de Carlos, qui rime pour elle avec hausse de salaire et belle voiture ; et une deuxième fois lorsque, confrontée à la complicité entre Carlos et sa collaboratrice/ex-petite-amie, qui semble avoir quelques problèmes de poids, elle se rend compte que son mari n’accorde pas autant d’importance au physique que ce qu’elle pensait, et se sent étonnamment menacée. Elle fait alors appel à Lynette, qui n’a décidément qu’un rôle secondaire dans cette histoire, même si l’amitié qui la lie à Gaby est mise en évidence à travers le petit complot qu’elles mettent en place pour surveiller Carlos.

De la même façon, les scénaristes n’utilisent pas seulement l’histoire du petit passe-temps d’Orson pour marquer une simple continuité avec l’épisode de la semaine dernière, mais bien pour la relater ici du point de vue de Bree, et montrer une fois de plus qu’elle est une femme de valeurs, qui cherche à préserver l’intégrité de son voleur de mari afin de garder la face devant ses amies.

Enfin, en nous proposant un petit groove bien sympa sur du reggae, en se faisant draguer par sa patronne et embrasser sur les lèvres par Gaby – le fameux baiser tant buzzé ! -, Susan nous offre de loin la storyline la plus divertissante. En effet, depuis qu’elle avait obtenu un emploi en tant qu’assistante du professeur d’art plastique dans l’école de MJ, on mourait d’envie de la découvrir sur son lieu de travail et de la voir gérer relations entre collègues et situations embarrassantes. C’est chose faite.

Lynette (to Susan) : « Congratulations, you’re now dating a lesbian! »
Lee : « See you at the parade! »

En somme, c’est bel et bien un épisode profond et rempli de faux-semblants que nous ont proposés cette semaine les scénaristes de Desperate Housewives. Quarante minutes d’apparent relâchement qui permettent en fait de poser calmement les personnages tout en endormissant l’attention du téléspectateur, de façon à aborder au mieux l’épisode du camping.

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